MACHINES A VAPEUR
ACCOUPLÉES SANS VOLANT,
ET LEURS APPLICATIONS DANS LES RAFFINERIES, LES MOULINS,LES MINES, LES POMPES, ETC.;
PAR
H . Charles FAIVRE, Ingénieur à Paris .
(planche 17).
Les moteurs à vapeur fixes établis pour usine, pour manufactures, ontété jusqu’à présent essentiellement munis de volants. Cependant, lorsquela résistance à vaincre ou à faire mouvoir est à très-peu près constante, ilsemble que l’on doit pouvoir se passer d’un tel organe, qui par sa masse etsa vitesse absorbe une partie notable de la force motrice, et est toujoursun sujet d’usure et de destruction.
M. Faivre, qui s’est beaucoup occupé de la construction des appareils àvapeur, s’est convaincu que, dans un grand nombre de cas, on pourraitaisément éviter l’emploi de cette pièce, et par suite obtenir de l’économiesur la dépense de combustible. Un autre inconvénient qui est assez gravedans certaines circonstances, c’est que le volant, qui a été jusqu’ici regardécomme indispensable, ne permet pas d’arrêter le moteur instantanément,et à plus forte raison de rétrograder ou de marcher en sens contraire lors-qu’il est nécessaire.
Par la disposition de la machine double de M. Faivre, on obtient cerésultat remarquable de pouvoir interrompre subitement la marche ou dedéterminer à volonté le mouvement rétrograde. Cette opération s’effectueavec une telle rapidité que c’est à peine si l’on peut s’apercevoir du chan-gement.
L’auteur vient d’en faire l’application, comme premier essai, dans unegrande raffinerie de sucre, chez M. Delessert, à Passy, où il a monté unappareil pour servir à élever soit les gros pains de sucre, dont le poidss’élève à environ 75 kilog. moyennement, soit des caisses chargées de petits
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