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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 229

Ce même treuil à vapeur, avec la vitesse de l'",50, peut élever 360 ver-geoises de 10 kilog. au 3 e étage.

Dans les raffineries, pour élever -100 bâtardes de 50 kilog. on emploie20 hommes pendant 1 heure, dont le travail pour chacun deux = 2 kmt 50par seconde ( non compris le travail consistant dans lélévation du poids deson corps).

Les avantages dus aux monte-pains sont si bien reconnus quon paie0,50 c. de plus par jour aux ouvriers dans les localités ces machinesnexistent pas, et encore ceux-ci préfèrent-ils le travail de celles qui ensont munies.

Cette disposition de machines est dune grande simplicité dexécution, etdautant plus commode en pratique que louvrier peut en faire ce quil veut.Avec une machine à volant, il serait de toute impossibilité dobtenir un telrésultat. Lénergie que le volant acquiert, la force dinertie quil accumulependant le mouvement ne permettent pas darrêter instantanément, et, àplus forte raison, de rétrograder avec cette spontanéité quil faut avoirdans certains cas. Toutes les fois que lon veut suspendre trop rapidementla marche dun volant, on sait quil arrive quelque accident, des pièces de lamachine se brisent, se tordent ou sont forcées, et exigent des réparations.

Un autre avantage de ce système dans un grand nombre de cas est depermettre de marcher avec des vitesses sensiblement plus considérables ouplus faibles que lorsque le moteur est accompagné dun volant. Ainsi,dans lapplication de la machine double aux raffineries, ces pistons mar-chent aisément avec une vitesse de 2 à 3 mètres et plus par seconde, sansaucun danger, tout en pouvant arrêter ou changer de direction de mouve-ment avec une rapidité incroyable.

On peut alors, de cette sorte , effectuer en fort peu de temps des ma-nœuvres souvent longues et pénibles, comme celles délever les pains dansles fabriques et raffineries de sucre , de monter les sacs de blé ou de farinedans les moulins , ou bien encore les mannes de minerais, de houille, detourbe, dardoises, etc., de lintérieur des mines, comme aussi denleverdes charges de grains, de gravir des ptens inclinés, etc.; comme enfin demouvoir des charges constantes, telles que les meules à moudre ou à con-casser, etc. Pour lélévation des eaux, M. Faivre arrive, par ce système,à faire mouvoir les pompes directement et avec la faible vitesse que lespistons doivent avoir pour marcher convenablement.

Ce mode de machines accouplées présente encore lavantage de réduire,pour une puissance donnée, la plus grande partie des pièces qui doivent lacomposer ; de sorte que, quoique plusieurs de ces pièces se répètent deuxfois, le mécanisme nen est pas plus dispendieux, nexige pas plus den-tretien ; mais il est, au contraire, susceptible de moins dusure et par suitede moins de réparations.

Les machines locomotives, les machines de bateaux à vapeur, sontégalement accouplées et sans volant proprement dit; mais nous devons