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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

observer que ces sortes dappareils ne se trouvent pas dans les mêmes cir-constances ; le véhicule et les roues motrices font eux-mêmes leffet devolants, par la force accélératrice quils acquièrent; aussi il est impossible,comme on le voit, de leur faire remplir la condition darrêter ou de rétro-grader subitement ; il faut dabord ralentir la vitesse, avant de pouvoiratteindre le repos ou marcher très-lentement, tandis que la machinedouble pour usines ou fabriques permet de manœuvrer comme si cétaitun être animé, et, nous devons le dire, beaucoup mieux, si on comparela vitesse considérable quon peut lui imprimer et la rapidité extrême aveclaquelle on peut arrêter ou changer son mouvement.

M. Faivre propose détendre ce système de machines accouplées beau-coup plus loin, afin de supprimer complètement le volant, même pourobtenir des mouvements très-réguliers, comme ceux que lon exige dansles filatures, dans les tissages mécaniques, etc. Ainsi, en accouplant troisou quatre machines pour ne faire quun seul appareil, et en disposant lespistons de manière que leurs positions se succèdent, on arrive à trans-mettre à larbre moteur un mouvement aussi régulier, et même sensible-ment plus régulier que dans le cas dune seule machine dont la puissanceserait équivalente à celle des quatre, et qui serait munie dun fort volant.On pourrait transmettre, au besoin, une vitesse première plus grande, etdonner ainsi sans crainte une détente plus considérable, tandis que parlapplication du volant, on est forcément limité, soit pour la vitesse si onne veut risquer des accidents multipliés, soit pour la détente, à cause dumouvement irrégulier que lon obtient en dépassant un certain degré.

Pour les moulins à blé et autres usines analogues dans lesquelles les ré-sistances sont à peu près constantes ou ne varient pas, du moins sensible-ment, dun instant à lautre, lapplication des machines accouplées sansvolant est, selon nous, dun grand avantage et bien préférable à celledune machine à volant, parce que celui-ci, par sa masse et sa vitesse ac-quise, forme un combat continuel avec lénergie des meules, qui elles-mêmes ont une masse et une vitesse acquise assez considérables ; il enrésulte des réactions très-vives, dautant plus nuisibles que la machinefonctionne avec plus de détente, et qui occasionnent assez souvent des ac-cidents. Par ce système, cet inconvénient ne peut avoir lieu, toute la forceproduite est au profit de la résistance qui, néprouvant pas par instant,comme avec le volant, des accélérations dans la marche, ne produit plusces espèces de saccades, ces réactions insupportables que lon rencontresouvent dans ces sortes dappareils.

La combinaison du mouvement dune roue hydraulique avec le moteurà vapeur, ainsi composé de machines accouplées, devient alors dune ap-plication très-simple et très-facile à faire sans risque de danger, commelorsquon veut y additionner une machine à volant. Aussi, nous sommesconvaincu quavant peu, lorsquon aura bien reconnu les inconvénientsque présente généralement en pratique cet agent régulateur du mouve-