PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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fermes qui remplacent entièrement ces fortes solives en charpente quel’on emploie dans les planchers ordinaires en bois. On leur donne un peude cintre sur leur longueur, afin qu’elles présentent à la fois plus desolidité et de rigidité. On les relie encore entre elles par des tirants ou desentretoises en fer carré D, qui, en maintenant leur écartement, empê-chent toute espèce de mouvement latéral. Ces entretoises sont terminées,à chaque extrémité, par des espèces de crochets coudés à angle droit pours’agrafer à cheval sur les solives, comme on le voit par la coupe fig. 13. Cescoudes ou crochets sont également faits à chaud, et par conséquent neprésentent aucune difficulté d’exécution ; on doit seulement prendre lesprécautions nécessaires pour les faire à la distance convenable et corres-pondante à l’écartement des fermes.
On conçoit que lorsque ces entretoises sont en place, comme le montrele plan général, fig. l re , toutes les fermes, qui déjà sont scellées par leursextrémités dans l’épaisseur des murs, sont bien solidement reliées entreelles, et ne peuvent évidemment prendre aucun mouvement; on peutregarder le tout comme étant entièrement solidaire et immuable.
La disposition imaginée par M. Chapelle, et qui est plus particulièrementapplicable aux usines et manufactures, est représentée fig. là ; elle se com-pose d'un système mixte de briques et de pièces de bois. Sur la partie droitede la figure on voit la disposition adoptée pour un carrelage sur aire enplâtre et bardeau, et sur la partie gauche un parquet sur lambourdes.Dans ces deux systèmes, le plancher est composé d’une voûte formée d’uneseule rangée de briques A, venant s’encastrer dans des pièces de bois B, de0 m ,35 de hauteur sur 0 m ,25 de largeur ; de distance en distance , des bri-ques a, posées de champ, viennent former des espèces de nervures servantde point d’appui soit pour les bardeaux b, elles sont alors distancées de0'\32, soit pour le parquet c , qui repose sur de petites lambourdes d. Dansce dernier cas, l’écartement des nervures ou rangées de briques de champest de 0 m ,40, et celles a', placées à la partie supérieure, sont cintrées, afinde permettre aux planches de ne toucher que les pièces de bois d.
Cette nouvelle disposition de plancher réunit toutes les conditions desolidité, de légèreté et d’économie, et permet de ne pas craindre les casd’incendie.
Comme on s’est beaucoup occupé dans ces derniers temps de l’application desplanchers en fer, nous allons donner la note par ordre de date, des brevets deman-dés à ce sujet.
Nous trouvons en première ligne M. Pérignon (système décrit plus haut), brevetde 15 ans, pris le 22 mai 1845, pour construction de planchers en fer.
Vxux , brevet de 15 ans, pris le 10 juillet 1845, pour disposition de planchersmétalliques.
Gendky, brevet de 15 ans, pris le 10 juillet 1845, pour genre de plancher en fer.
Tricari , brevet de 15 ans, pris le 24 juillet 1845, pour système de planchersen fer.