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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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fermes qui remplacent entièrement ces fortes solives en charpente quelon emploie dans les planchers ordinaires en bois. On leur donne un peude cintre sur leur longueur, afin quelles présentent à la fois plus desolidité et de rigidité. On les relie encore entre elles par des tirants ou desentretoises en fer carré D, qui, en maintenant leur écartement, empê-chent toute espèce de mouvement latéral. Ces entretoises sont terminées,à chaque extrémité, par des espèces de crochets coudés à angle droit poursagrafer à cheval sur les solives, comme on le voit par la coupe fig. 13. Cescoudes ou crochets sont également faits à chaud, et par conséquent neprésentent aucune difficulté dexécution ; on doit seulement prendre lesprécautions nécessaires pour les faire à la distance convenable et corres-pondante à lécartement des fermes.

On conçoit que lorsque ces entretoises sont en place, comme le montrele plan général, fig. l re , toutes les fermes, qui déjà sont scellées par leursextrémités dans lépaisseur des murs, sont bien solidement reliées entreelles, et ne peuvent évidemment prendre aucun mouvement; on peutregarder le tout comme étant entièrement solidaire et immuable.

La disposition imaginée par M. Chapelle, et qui est plus particulièrementapplicable aux usines et manufactures, est représentée fig. ; elle se com-pose d'un système mixte de briques et de pièces de bois. Sur la partie droitede la figure on voit la disposition adoptée pour un carrelage sur aire enplâtre et bardeau, et sur la partie gauche un parquet sur lambourdes.Dans ces deux systèmes, le plancher est composé dune voûte formée duneseule rangée de briques A, venant sencastrer dans des pièces de bois B, de0 m ,35 de hauteur sur 0 m ,25 de largeur ; de distance en distance , des bri-ques a, posées de champ, viennent former des espèces de nervures servantde point dappui soit pour les bardeaux b, elles sont alors distancées de0'\32, soit pour le parquet c , qui repose sur de petites lambourdes d. Dansce dernier cas, lécartement des nervures ou rangées de briques de champest de 0 m ,40, et celles a', placées à la partie supérieure, sont cintrées, afinde permettre aux planches de ne toucher que les pièces de bois d.

Cette nouvelle disposition de plancher réunit toutes les conditions desolidité, de légèreté et déconomie, et permet de ne pas craindre les casdincendie.

Comme on sest beaucoup occupé dans ces derniers temps de lapplication desplanchers en fer, nous allons donner la note par ordre de date, des brevets deman-dés à ce sujet.

Nous trouvons en première ligne M. Pérignon (système décrit plus haut), brevetde 15 ans, pris le 22 mai 1845, pour construction de planchers en fer.

Vxux , brevet de 15 ans, pris le 10 juillet 1845, pour disposition de planchersmétalliques.

Gendky, brevet de 15 ans, pris le 10 juillet 1845, pour genre de plancher en fer.

Tricari , brevet de 15 ans, pris le 24 juillet 1845, pour système de planchersen fer.