PLANCHERS EN FER,
Par M. PÉRieNOSI,
ET EN BRIQUES, PAR M. CHAPELLE.
(planche 18 ).
La construction des planchers en bois, dans les grands comme dans lespetits bâtiments, présente de tels inconvénients en général, que l’on peutêtre véritablement étonné que les constructeurs n’aient pas cherché plustôt à les remplacer par d’autres plus solides et plus durables. Il est vraique par le prix élevé du fer et de la fonte, on a pu hésiter à faire l’applica-tion de ces métaux, qui cependant se prêtent avec une facilité extrêmeà toutes les formes, à toutes les exigences possibles.
M. Pérignon, entrepreneur de serrurerie, à Paris , est parvenu, par lesystème qu’il a imaginé, à établir des planchers entièrement en fer qui,sans être ni plus lourds ni beaucoup plus coûteux que les planchers en boisde même surface, présentent beaucoup moins d’épaisseur , et néanmoinsplus de solidité et incomparablement plus de durée, ne sontpas susceptiblesde se déranger ni d’être attaqués par le feu, et peuvent, de plus, se monteravec la plus grande facilité.
Ce système de plancher est représenté sur la planche 18, fig. 10, enplan ; fig. 11, en coupe verticale, suivant 1-2 ; fig. 12, autre coupe verti-cale, suivant 3-4 ; fig. 13, troisième coupe verticale perpendiculaire auxprécédentes, faite suivant 5-6.
On voit qu’il consiste dans la disposition d’un certain nombre de petitesfermes ou solives A, composées chacune de deux barres en fer méplat etplacées de champ l’une immédiatement au-dessus de l’autre, mais reliéesde distance en distance par des brides en fer B, qui, ég alement en fer mé-plat, sont soudées et mises à chaud ; après que ces brides sont en place,on chasse avec force à l’intérieur, entre les deux barres méplates, descalles ou coins, qui sont aussi en fer de même épaisseur. Ces fermes sontespacées, suivant la largeur de la pièce dans laquelle on les applique,à 60 ou 80 centimètres. Il est évident que la distance peut être d’autantplus grande que le plancher est plus petit, et réciproquement. Ce sont ces