PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Nous avons représenté cette disposition en élévation, vue de face, fig. l r ” ;en coupe transversale perpendiculaire à la précédente, fig. 2, et en plan, vuen dessus, fig. 3. Les fig. 4 et 5 représentent deux sections horizontalesfaites, la première, suivant la ligne 1-2, et la deuxième suivant la ligne 3-4.
Du réservoir d’eau et de son flotteur. — La partie principale del’appareil se compose d’une cloche A, en fer-blanc peint, d’un diamètre de0 m ,38, fermé à sa partie supérieure par un couvercle a , de même métal, etreposant par sa base sur un socle B; qu’on construit de bien des manières,mais qui est le plus ordinairement formé d’une bague métallique b , recou-verte par un plateau en bois. C’est dans cette cloche qu’on introduit préa-lablement le double gazomètre ou flotteur C C'. dont la calotte, munie d’unrenflement, reçoit la tige c, guidée par un renflement de même espèceplacé sur le couvercle a , et dont le fond reçoit une masse de plomb pouraugmenter son poids ; c’est à l’extrémité de cette tige qu’est fixé le crayonou style qui doit laisser sa trace sur le papier. Comme ce flotteur doit avoirun mouvement de montée et de descente dû aux variations de pression etpour que son enveloppe ne puisse être jamais faussée, on a placé, d’unepart, dans le bas de l’appareil, deux galets p, dont les bords arrondis glis-sent entre deux petites rainures ménagées sur la paroi intérieure de lacloche A, et, d’un autre côté, des cloisons verticales q, qui consolidentsuffisamment toutes les pièces.
A l’extérieur de la cloche A, est ménagée une tubulure d , sur laquelle sevissent en dehors et en dedans les tuyaux de communication avec le gazo-mètre, dont l’un e, est recourbé verticalement pour venir dans la partiesupérieure du flotteur.
Les choses dans cet état, on remplit l’appareil d’eau jusqu’au niveau /,marqué par une petite vis à main qui sert d’indicateur, par le petit enton-noir g, muni également d’un bouchon à vis, qu’on remet lorsque l’opéra-tion est terminée. Cette opération de l’emplissage de la cloche se fait ordi-nairement avant que l’appareil ne soit en communication avec le grandgazomètre, ce qui permet à l’air refoulé par le liquide, dans le flotteur C,de s’échapper par le tuyau e; mais si pour une cause quelconque cette opé-ration n’était pas effectuée ou devenait de nouveau nécessaire, on com-prend évidemment qu’elle serait toujours possible et facile, parce qu’alorson introduirait le liquide à l’aide d’une pompe qui refoulerait l’air audehors par le tuyau e, la pression dans le gazomètre n’étant d’ailleurs quetrès-peu au-dessus de celle de l’atmosphère.
De l’appareil indicateur et de son mouvement. — Pour que l’instru-ment que nous décrivons rendit de véritables services et fût réellemeutcommode et d’un usage facile, il fallait qu’il pût indiquer et écrire non-seulement la pression et ses variations, mais encore l’état de cette pressionà chaque instant de la journée, et cela d’une manière précise et invariable.On peut dire que l’indicateur de MM. Siry, Lizars et Comp. remplit ce butavec la plus scrupuleuse exactitude et pendant tout le cours d’une journée
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