PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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La feuille de papier dont nous avons déjà parlé, et préalablement divisée,est maintenue sur le tambour cylindrique F par une tringle creuse /'(fig. 10 et 11 ) qu’on enfonce dans le papier et qui est rendue fixe par uncrochet s qui s’engage sur un piton logé sur le tambour même.
dispositions propres a paire mouvoir mécaniquement les balanciers ,
DÉCOUPOIRS, ETC., PAR M. LAURENT, AU CHATELET (VOSGES ).
On sait que dans ces sortes de machines, on est obligé de transmettre à une visou à un arbre vertical, un mouvement circulaire alternatif, dont l’amplitude estsouvent très-grande, puisqu’elle correspond le plus ordinairement à une révolutioncomplète, et quelquefois même à deux révolutions et plus. Or pour faire mouvoirdans un plan horizontal, une verge, une flèche ou volant, adaptés à un tel arbre,puis les faire revenir avec une certaine rapidité, on éprouve sans contredit des diffi-cultés qui sont telles que jusqu’ici, ou a été dans l’obligation d’employer les bras del’homme pour y parvenir parce qu’on a reconnu que les moyens mécaniques enusage dans une foule d’autres machines n’étaient guère applicables dans celles-ci.
Le système imaginé par M. Laurent, pour atteindre le but, consiste dans l’appli-cation d’un cylindre à vapeur placé horizontalement, et dont le piston communiquedirectement son mouvement par une crémaillère à un pignon denté monté sur latête de la vis du balancier ou du découpoir; il en résulte que si l’on fait arriver lavapeur dans ce cylindre d’un côté du piston, elle forcera le piston à marcher ; etavec lui la crémaillère, qui alors fera tourner le pignon avec lequel il engrène.
On donne à ce cylindre une longueur convenable, pour que la course du pistonqu’il renferme , corresponde à la plus grande amplitude du mouvement que l’onveut faire produire à la vis du balancier. Ainsi, si cette vis doit ordinairement fonc-tionner , en faisant une révolution et demie sur elle-même, le cylindre devra êtreexécuté de telle sorte que la longueur de la course du piston soit au moins égale àune fois et demie le développement de la circonférence du pignon, auquel il commu-nique son mouvement par la crémaillère qui est directement attachée à sa tige.
Ce pignon est monté sur la tête de la vis verticale, de manière à forcer celle-ci àtourner avec lui, quand on le fait tourner, mais sans cependant descendre avec cettevis, parce que d’une part les clavettes qui le relient à elle glissent dans des rainurespratiquées sur cette dernière, et parce que d’une autre part, deux colliers placés dechaque côté du moyeu de ce pignon, le maintiennent dans le plan horizontal où ilse trouve, et l’empêchent de monter ou de descendre.
On comprend sans doute que le cylindre doit être accompagné soit d’une dispo-sition de soupapes ou de robinets que l’on peut manœuvrer à la main ou par lamachine même, à volonté, soit d’une disposition de boites et de tiroirs convenables,pour permettre et régler l’introduction de la vapeur, tantôt à droite du piston , ettantôt à gauche- Si l’on veut opérer simplement par intermittence, un homme vientfaire mouvoir ces tiroirs ou ces robinets à la main; aux instants voulus, pour opé-rer le travail. Si au contraire, on veut opérer d’une manière régulière et continue,il suffit alors de faire marcher ces pièces par la machine même, comme on le faithabituellement dans les machines à vapeur, et principalement dans les marteauxverticaux, fonctionnant par l’action même de la vapeur (1).
(I) Nous avons donné les dessins et la description très-détaillée;de ces marteaux pilons tome iv.