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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

laquelle il ménage de larges boîtes, qui se rétrécissent en se rapprochantde la pierre et correspondent à des fentes ou des rainures pratiquées surtoute lépaisseur de la meule, pour que lair extérieur qui a pu sintroduiredans ces boîtes traverse celle-ci et se répande entre les meules, en se mé-langeant avec la mouture. Nous avons dit que ce système a été expérimentéà Laferté-sous-Jouarre ; il ne paraît pas quil se soit propagé depuis.

M. Petit dispose six à huit cornets au-dessus de la meule mobile, ouvertségalement par lextrémité la plus large, pour donner entrée à lair exté-rieur, et communiquant par lextrémité la plus étroite avec un tuyau qui sedirige dans loeillard. (Déchu en novembre 1845 et publié dans le tom. 59.)

Le brevet de M. Riby-Lecomte a pour titre : système de meules à airforcé ; il a été pris pour cinq ans et délivré le 2 octobre 1844. Il consiste àplacer également des cornets ou des entonnoirs sur la meule mobile et à ychasser de lair par un appareil quelconque pour le forcer à se rendre entreles meules.

Le système importé par M. Newton, le 5 octobre 1844 (1), consiste àménager des évidements vers la circonférence de la meule, et des con-duits partant de ces évidements pour se rendre vers le centre, de manièreque lair ira rafraîchir les meules, sil veut bien toutefois se donner la peined'entrer.

MM. Hureau et Michalon, de Troyes , se sont aussi fait breveter en dé-cembre 1843, pour une archure de moulin, dite refroidisseur.

On se rappelle le brevet de MM. Corrège et Changarnier , pour empêcherlévaporation des moutures; ce brevet, daté du 15 février 1842, a été dé-chu par ordonnance royale le 28 novembre 1844, et publié dans le tom. 55des Brevets expirés. Nous croyons devoir rapporter en substance le mé-moire qui précédé la légende explicative de lappareil proposé par ces in-venteurs.

« Depuis longtemps, disent-ils, on cherche les moyens darrêter lévapo-ration incessante des fleurs de farines pendant laction du moulage, et deparer aux inconvénients de la vapeur alcoolique qui se dégage de la mou-ture pendant le travail ; vapeur occasionnée par leau de végétation quecontient le blé et lhumidité surabondante qui varie suivant les degrés dematurité et de siccité du grain. Cette perte de fleurs de farine et la pâtequi forme indubitablement cette vapeur tout autour des archures, anches,conduits et récipients qui reçoivent la boulange, causent non-seulement unpréjudice notable aux fabricants, mais encore occasionnent des obstaclessans nombre, suivant limportance du travail.

« Notre moyen est appelé à rendre un grand service au pays, en resti-tuant à la masse 2 et 3 p. 0/0 de fleur de farine qui se trouvaient perdus par

(1) Ce brevet a pour titre : Perfectionnement dans les moulins; il serait impossible, on le voit, dejuger à la lecture de ce litre, sur quoi repose linvention. En Angleterre, les patentes sont toujoursdemandées sur des spécifications très larges, afin dembrasser le plus dobjets possible. Ainsi, pourun métier, pour une carde perfectionnée , on demandera une patente sous la spécification généralede perfectionnements dans la filature de toute substance filamenteuse.