PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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tal qui peut s’enlever à volonté, et sur ce cercle il fixe des palettes verti-cales du côté de l’archure et taillées en biseau du côté de la meule.
Nous avons parlé du système de M. Damy fils, breveté pour cinq ans, lek février 1841 ; comme ce brevet est aujourd’hui dans le domaine public, maisnon encore publié, et qu’il est d’ailleurs assez intéressant, nous croyonsqu’il ne sera pas sans quelque intérêt d’en donner de nouveaux détails.
Ce système se compose d’un ventilateur général pour toutes les meules,placé à leur partie inférieurejet communiquant avec chacune d’elles par untuyau principal. Sur ce tuyau s’embranchent d’autres tubes plus petits quiconduisent l’air froid dans les meules par toutes les directions possiblessoitentraversant la meule inférieure ou l’archure,soit sur les côtés ou par le haut.
On voit que celte disposition, formant la base du brevet principal deM. Damy, est très-incomplète et incapable de produire un bon résultatpratique ; mais dans un brevet d’addition, pris le 31 janvier 1842, l’auteur aperfectionné véritablement son système en introduisant l’air par de petitstubes placés près de l’œillard seulement, et en appliquant une espèce derondelle double entre les deux meules ; de cette manière, l’air qui est re-foulé par le ventilateur frappant sur les rondelles, est obligé de se dirigerdu centre à la circonférences des meules et d’y produire réellement le re-froidissement de la mouture.
Dans la même année 1841, il a été pris deux autres brevets d’inventionde cinq ans : l’un par M. Raymond, déchu en septembre 1844, l’autre parM.Holcroft, ingénieur bien connu. Le système de M. Raymond, qui estvéritablement fort bizarre, comprend non-seulement le moyen de conser-ver la fraîcheur de la farine, mais encore un procédé nouveau pour concas-ser le blé. Que l’on s’imagine, d’après l’auteur, un cylindre horizontal enfonte creux, fermé de toute part, rempli d’eau et animé d’un mouvementde rotation, puis contre la surface latérale de ce cylindre une boîte égale-ment fermée et pleine d’eau ayant sur la face latérale , qui se présente ducôté du cylindre, une plaque cannelée contre laquelle le blé doit se broyer,et on aura toute la machine de cet inventeur. (Publié dans le tom. 54 desBrevets expirés. )
Le système de M. Holcroft, qui n’a pour objet que de refroidir lesgraines à mesure qu’elles se rendent entre les meules, consiste simplementen des espèces d’entonnoirs à larges ouvertures , placés sur la meule cou-rante qui est, à cet effet, percée de trous dans toute son épaisseur. Cesentonnoirs, ouverts dans le sens du mouvement, donnent entrée à l’airextérieur qui, traversant les orifices, doit se rendre jusqu’à la surface tra-vaillante des meules. (Publié tom. 54.)
Plusieurs autres inventeurs ont présenté des idées analogues pour faireentrer de l’air dans les meules. Ainsi, M. Train, en 1842, et M. Petit,en 1843; puis, plus tard, en 1844, M. Riby-Lecomte, d’Angers , etM. Newton de Londres , etc., etc., paraissent s’étre occupés du même sujet.
M. Train ajuste la meule courante dans une cuvette en fonte, dans