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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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vice régulier entre Paris et Sceaux, qui saccomplit en ce moment et jusquà présentde la manière la plus satisfaisante, ne justifie nullement les alarmes prématuréesexprimées par M. Seguier ; et, en présence des accidents malheureusement trop gra-ves et trop fréquents que lon a à déplorer, il ne paraît pas convenable devenir, sansfaits authentiques, répandre des inquiétudes sur un système, qui a pour but, et pa-raît jusquici avoir pour effet, décarter lune des principales causes de déraillement.

« En fait, daprès des renseignements qui ont été communiqués aujourdhuimême, et en quelque sorte fortuitement, à M. Morin par lun des ingénieurs duchemin de fer de Saint-Ouen, le léger accident du 9 juillet a une toute autre causeque celle que lui attribue M. Seguier. Lune des roues en bois de la diligence ren-versée ayant eu ses rais brisés par une bride de ressort qui les a tous attaqués suc-cessivement, elle a fini par faire ce quon nomme le chapelet (1) ; la voiture sestaffaissée, puis est tombée sans quaucune des personnes quelle contenait ait étéblessée sérieusement. Il est donc tout à fait inexact de dire quil y ait eu déraille-ment à lorigine, et dattribuer cet accident au système des voitures à trains arti-culés, non plus quaux courbes à petits rayons quil permet demployer. On ajouteraque, dans le matériel du chemin de fer de Sceaux , tous les rais des roues des wa-gons sont en fonte et en fer.

« En résumé, M. Morin pense que la condamnation prononcée par M. Seguiercontre les voitures à trains articulés, malgré les jugements favorables deux fois émispar lAcadémie, et malgré des expériences aussi nombreuses que satisfaisantes, nestfondée sur aucun fait, ne repose que sur des opinions personnelles, et quil est peuconvenable déveiller des craintes jusquici dénuées de fondement, alors que lon adéjà assez de causes réelles dappréhensions motivées pour les autres systèmes. Sila Section de Mécanique, et avec elle lAcadémie, après de longs débats, ont cru de-voir appeler lattention sérieuse de lAdministration sur les causes et sur la gravitédes accidents des chemins de fer, ainsi que sur les questions à étudier pour trouverles moyens de les prévenir, cest pour lAcadémie, et pour chacun de ses membres,un motif plus que suffisant de sexprimer avec beaucoup de réserve sur ces ques-tions graves qui impressionnent si vivement lopinion publique. »

« Lusage légitime du droit de libre discussion sanctionné par toute lAcadémiedans la dernière séance permet à M. Seguier de combattre une opinion qui na pourbase que des rapports verbaux de personnes intéressées à expliquer le déraillementde Saint-Ouen de la façon la moins défavorable au système quelles ont mis en pratique.

« Les circonstances rapportées par M. Seguier à lAcadémie lundi dernier ont étéobservées et étudiées avec, grand soin, au moment même du sinistre, en communavec MM. le duc de Mortemart, Jules Pasquier, Ferey et son fils, Polonceau , et parbeaucoup dautres personnes quil serait très-facile de retrouver ; à leur tête vien-drait M. le maire de Saint-Ouen , avec lautorité de son caractère public, lui-mêmetémoin dans lévénement. Ces témoignages imposants , spontanément répétés, silétait nécessaire, sous la foi du serment, donneraient à de telles affirmations uneautorité judiciaire qui na pas été, jusquici, regardée comme indispensable pour unaccident de la plus haute gravité, quoique non suivi de sinistre humain, par le faitseul d'un hasard vraiment providentiel.

« M. Seguier, pour rendre encore hommage à la vérité, ajoute que le temps duparcours du piston moteur dans le tube atmosphérique de 600 mètres de long, aété trouvé, daprès une observation directe de M. lingénieur, aussi prudent qu'ira-it ) Lon peut voir ces rais, tous coupés à la même distance de laxe, et ia bride de ressort rompueOui les a endommagés, aux ateliers des Messageries générales ils sont déposés.