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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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coûte pas plus de 4 fr. les 50 kilog., y compris le peignage, est remplacédans beaucoup dusines anglaises par le filage mécanique, dont le systèmele plus employé serait de M. Buchanan, de Glasgow . Nous allons donnerla description de cette machine, que nous avons aussi relevée chez M. Mer-lié, et pour laquelle lauteur a pris un brevet dimportation de 10 ans, le18 mai 1838, sous le titre de : Nouveau système de filature du lin, duchanvre et autres matières filamenteuses, principalement applicable à laproduction du fil de caret pour la confection des câbles et cordages.

MACHINE A FAIRE LE FIL DE CARET, PL 25.

Pour rendre tout à fait mécanique la fabrication du fil de caret, plusieursauteurs ont cherché des appareils plus ou moins ingénieux, qui cependantnont pas, pour la plupart, produit les résultats auxquels on sattendait;M. Buchanan, plus heureux, a fait une machine qui paraît suppléer par-faitement au travail de lhomme. Le chanvre amené en forme de boudindes métiers de préparation ordinaire, y subit des étirages et un tortille-ment dune grande régularité, et les produits qui en résultent forment le filde caret ordinaire.

Cette machine est représentée sur la pl. 25. La fig. 17 la fait voir en élé-vation de face, et la fig. 18 en coupe transversale suivant les lignes 1-2.Elle est composée de deux flasques légères A formant bâtis et réuniespar deux plates-bandes à nervures BB' ; la première, celle inférieure, sertà porter les pots en fonte C, qui contiennent le chanvre en boudins, et ladeuxième, celle supérieure, à maintenir les tubes D se produit le tor-tillement. Ces flasques portent en outre larbre de couche de commandeE, qui au moyen de deux poulies FF', donne ou interrompt le mouvement.A cet effet, il porte dabord la poulie G, commandant celle G' et par suitelétirage au moyen du pignon l, et de la roue l', puis le tambour H com-mandant les petites poulies H', des pots C, et enfin la poulie I, transmet-tant le mouvement à celle F et aux tubes tortillonneurs.

Les pots sont remplacés au fur et à mesure quils se vident, par dautresqui sont ordinairement préparés davance. Pour cela, la platine a, qui lesporte, est munie de quatre montants en fer bb', dont lun, b', est mobileet peut senlever à volonté; de cette manière, le travail est continu ounéprouve presque pas de perte de temps.

La partie principale de la machine consiste dans les tubes à pinces D (1)qui formés dune douille cylindrique, portent à leur partie inférieure unepoulie à gorge c qui leur transmet une très-grande vitesse, et à leur par-tie supérieure une espèce de lèvre cylindrique d (fig. 19 et 20). Cette lèvreest cannelée intérieurement de manière à procurer un commencement

(1) L'emploi de ces tubes et des pots parait avoir donné à M. Knoblauch lidée de sa machinepropre à tordre les rubans de chanvre et à en faire des fils de caret , machine quil a introduitedans lusine de Montivilliers.

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