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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

étant terminée, les fileurs semparent chacun dun peignon quils fixentautour de leur ceinture, puis ils attachent une petite boucle de chanvrequils forment avec la main, à un des crochets a, du croissant ou rouet des-siné en élévation de face et de côté sur les fig. 12 etl3,pl. 24, et commandépar le moteur de lusine. Fournissant alors du chanvre à mesure quil senéloigne à reculons, chaque fileur forme un bout de fil de caret, puis enve-loppant ce fil avec un bout de lisière de drap quon appelle paumelle , il leserre fortement en tirant à lui dune main, tandis que de lautre il empêchele tortillement de passer plus loin, jusquà ce quil ait bien, avec lautremain, disposé le chanvre qui doit servir à prolonger le fil. Ce nest quelorsque le premier fileur a parcouru une certaine étendue de terrain quele deuxième fileur attache son fil, puis le troisième, le quatrième, et ainside suite, de sorte que le travail se fait sans encombre et sans confusion.Huit fileurs sont indispensables pour lentretien continuel dun fil. Ceshuit fileurs sont appelés une bordée, et chaque croissant en entretient deux.

Quelquefois, et lorsquon a besoin de filer des brins dune dimension plusforte, on réunit les fils de deux ou trois crochets a , pour nen former quunseul. Cest toujours louvrier qui est proche de la machine qui fait cetteopération du soudage en décrochant chaque brin filé.

Le rouet employé chez M. Merlié-Lefèvre a été construit dans les ate-liers de M. Nillus, au Hâvre. Il se compose de crochets en fer a dont laxetraverse une douille b formant poulie. Ces crochets sont disposés sur lecontour de deux espèces de croissants en fer B quon peut élever à volontéau moyen dun petit volant fixé à une vis verticale dont les filets sont enga-gés dans un écrou solidaire avec les deux flasques NN r du croissant. Deuxgoujons c, engagés dans les douilles e, servent de guides et de pointsdappui à cette partie de lappareil.

Le mouvement de rotation est pris sur la poulie à plusieurs diamètres j,commandée par le moteur, et se transmet aux crochets a , par lintermé-diaire dune courroie qui enveloppe la grande poulie A et toutes lesdouilles b, des crochets. De cette manière on obtient une très-grandevitesse quon peut cependant modifier à volonté par les différents diamètresdont la poulie j est munie.

Lorsquon veut arrêter la machine, louvrier peut le faire très-aisémenten poussant la tringle à poignée / assemblée à celle verticale g qui, fixe enun point h , embrasse à fourchette lembrayage i.

Travail du filage. Chez M. Merlié-Lefèvre, qui occupe 100 à 110ouvriers, chaque fileur fait dans sa journée 27 fils de la longueur delusine ou

320 m X 27 = 8,640 m .

Chaque fil pesant en moyenne, l k 25 forme un poids total de27 X 1,25 = 33 k ,75.

Le filage à la main, qui en France est très-peu dispendieux, puisquil ne