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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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tire par un bout quon passe à travers une filière attachée à un poteau prèsde la chaudière, et composé dune pièce dacier sur laquelle on fait glisser,à laide d'un levier chargé de poids, une autre pièce dacier ; lune et lautrede ces pièces sont percées dune échancrure formant, en se rapprochant,un trou ovale dont les bords sont arrondis et dans lequel le fil est suffisam-ment comprimé pour se débarrasser du goudron superflu, qui rentre dansla chaudière par un tuyau. Au sortir de cette filière, le fil.est enveloppédeux fois autour dun tambour vertical mis en mouvement par un manège ;ensuite on le fait passer à travers un trou pratiqué dans le mur du bâti-ment opposé, un ouvrier le roule en spirale. A mesure de lavancementde ce travail, une nouvelle quantité de fil est plongée dans la chaudière;il est très-important que le degré débullition soit convenablement réglé,et que le fil ne reste pas trop longtemps dans le goudron (1).

Chaudière a goudronner. La meilleure méthode en usage pourgoudronner les fils, est sans contredit celle qui est employée dans lusine deM.Merlié-Lefèvre. Lappareil fort bien établi par M. Nillus, se compose dunechaudière en cuivre représentée en R sur le plan général, pl. 23, et fig. 9 et10,pl. 24. Une autre chaudière C', plus petite que la première et boulonnéeà lintérieur de celle-ci, forme un double fond dans lequel on introduit dela vapeur au moyen du tuyau n' et du robinet m! ; cette vapeur, qui napas besoin d'être à une haute température, provient dun fourneau parti-culier dont la cheminée est indiquée en C' sur le plan général. Nous feronsremarquer quelle peut provenir également du moteur général de lusine,et quelle accomplit en même temps deux effets bien importants ; le pre-mier, celui de chauffer le goudron pour lamener à un degré de limpiditéconvenable, et le second, celui de saturer les fils pour quils puissent sim-biber plus facilement de la matière. A cet effet, la vapeur après avoir rem-pli le double fond passe dans une capacité annulaire E/ contenant une ran-gée de tubes en cuivre F', destinés au passage des fils à goudronner i, deuxtuyaux F 2 dun plus grand diamètre servent pour lentrée et le retour dela vapeur. Celle-ci peut séchapper soit par le robinet k , placé à lextré-mité des tubes, soit par le robinet m adapté à la chaudière, et communi-quant avec le tuyau de dégagement n.

Pour éviter la déperdition de chaleur due au contact de lair froid, lacapacité E' est entourée dune enveloppe en bois maintenue au moyen despattes en fer g ; on pourrait, pour rendre le procédé plus efficace, intro-duire entre les deux parties du feutre en bandes, ainsi que cela se pratiquemaintenant pour les locomotives et pour quelques machines à vapeur.

A leur sortie de la chaudière, les fils sont enroulés sur des tourets D(fig. 15, pl. 24), qui déterminent leur marche pendant le travail. Pourpermettre de régler la quantité de goudron nécessaire, lappareil est munidun rateau N', quon peut élever ou descendre à volonté en agissant sur le

H) Bulletin (le la société dencouragement, 43e année, page 358.