PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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volant <1, qui, engagé dans l’écrou fixe a, détermine la hauteur du rateau.Des entretoises en fer a' maintiennent suffisamment l’écrou a, et d’autres bservent de réunion entre le rateau et l’axe du volant. On conçoit mainte-nant que, selon l’abaissement du niveau du goudron, on peut facilementfaire qu’une même longueur de fil soit toujours baignée par le liquide.Cette première manière de régler les couches d’enduit ne peut être suffi-sante, il faut encore débarrasser les fils de l’excédant de goudron qui pour-rait nuire à leur qualité. On y arrive facilement en faisant passer ceux-cisur une tringle e' après laquelle sont enroulées des étriqués en crin con-tournées en hélices, qui, tournant plusieurs fois autour du fil goudronné,ne lui laissent que la quantité strictement nécessaire à un usage durable età une économie bien entendue. Une large gouttière O reçoit l’excédant etle ramène au fur et à mesure à la chaudière.
L’appareil de la chaudière est solidement assis sur quatre colonnes créunies par des entretoises v, et l’appareil des tubes par des eolonnes pluslégères h, qui les supportent à chaque extrémité.
Le procédé de goudronnage que nous venons de décrire a cet avantageimmense sur l’ancien système , que la chaleur obtenue dans l’appareil étantbien différente par sa nature de celle produite par le feu direct sous lachaudière, et qui a pour effet de calciner le goudron, les fils ont aveccelui-ci une adhérence telle que rien ne peut les en séparer, de sorte quele goudron chauffé par la vapeur se dilate, devient onctueux, et par consé-quent s’incorpore beaucoup mieux au cordage, et lui offre une substancebien supérieure ( tant pour la force que pour la durée ) à celui goudronnépar le procédé ordinaire.
Tourets pour l’enroulement des fils. — Les appareils servant àenrouler les fils à leur sortie de la chaudière C 7 sont au nombres de six,comme les cordes qu’ils doivent recevoir. Placés à une extrémité de l’usine,ils reçoivent leur mouvement du moteur môme A, qui est placé à l’autreextrémité; c’est donc une courroie de plus de 700 mètres qui leur commu-nique l’impulsion. Elle s’enroule d’abord sur le tambour F, qui est com-mandé par les poulies D et E (fig. 1 et 2, pl. 23), puis traverse tout le bâti-ment du filage en passant sur des espèces de galets ou poulies, commandele tambour principal E 7 des rouets (fig. 14 et 15, pl. 24), et revient en sui-vant le même chemin sur le premier tambour E du plan général. Malgrécette grande longueur, et au moyen de tendeurs habilement distribués,cette courroie remplit parfaitement l’objet qu’on se propose et n’est pointsujette à se déranger ni à se casser.
Lorsqu’on veut arrêter la marche des tourets, et par suite celle du gou-dronnage, l’ouvrier chargé de la conduite de ces machines peut le faire sansquitter sa place et sans abandonner le paquet de fils à goudronner. Il appuiesimplement sur une pédale L (fig. 1, pl. 23 ), qui, communiquant au moyend’équerres et de tringles en fer avec la tringle d’embrayage n , des tourets(fig. 14 et 15), rend folles les poulies m, et par suite arrête ces derniers;