PUBLICATION INDUSTRIELLE,
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dans le même sens. L’effort qui tend à rapprocher les crochets et lespignons de la filière est soutenu par une forte plaque en fonte V, et pouréviter le grand frottement qui résulterait de cette disposition, on a placédes boulets en fonte qui, tout en présentant la solidité nécessaire, ne dé-pensent qu’une force bien inférieure à celle due au contact de deux sur-faces planes.
Machine a câbler les petits cordages. — En général les machines àcâbler ou à commettre peuvent servir pour des cordages de diverses dimen-sions dans de très-larges proportions. Il n’est pourtant pas avantageux deles faire tous sur la même machine. Aussi M. Merlié-Lefèvre emploie-t-ilpour cette partie de la fabrication des machines tout à fait distinctes.Celle qui est destinée aux cordages de petites dimensions est représentéeen coupe transversale fig. 22 et en yue de face extérieure fig. 23. Compo-sée d’une caisse en bois A, renfermant les engrenages de commande a etb, elle peut se promener sur un léger bâtis K à la fonte duquel est venu lesupport de la vis C. Les torons sont fixés aux crochets c qu’on peut fairemouvoir avec des vitesses différentes. Pour cela on n’a qu’à changer lapoulie D, montée sur l’axe principal; mais comme ce changement modifiela longueur de la courroie on recule la caisse A, jusqu’à parfaite tensionau moyen de la vis à double poignée d, et on l’y maintient par les fortesvis de serrage e taraudées dans les écrous /. Le peu de complication decette machine la rend d’un usage fréquent dans l’établissement de M. Mer-lié, où elle rend de véritables services.
Machine a commettre les gros cordages — Elle est représentée surles fig. 24 à 26 de la pl. 25. La fig. 24 la montre en coupe verticale et lon-gitudinale, avec son chariot. La fig. 25 est une section transversale de cechariot, et la fig. 26 est un plan vu en dessus de la machine servant au com-mettage. Il est facile de remarquer que le principe de cette machine est lemême que celui de l’appareil servant à faire les torons, c’est-à-dire, quel’objet principal est de faire tourner les crochets régulièrement et dans decertaines conditions de vitesses. Seulement comme l’effort de torsion esttrès-considérable, ce mouvement est communiqué aux crochets a a' a 2 a 3 ,en premier lieu par la poulie à gorge A montée sur l’arbre b , puis par lepignon B, commandant la roue B' et la faisant tourner plus lentement, puisenfin, par le pignon d’angle C, menant alternativement les deux roues C'afin de pouvoir marcher dans les deux sens. A cet effet, l’arbre principal Dporte un manchon d’embrayage E, qu’on manœuvre par la tringle à four-chette c, reposant sur le sommet d’une petite colonne d.
Tout ce mécanisme ainsi que les supports de l’arbre D et la boîte métal-lique F dans laquelle sont renfermés les pignons de commande e e' e 2 e 3(fig. 24, 26 et 27), sont assujétis sur une même plaque de fondation éle-vée, pour la commodité du travail, à une certaine hauteur par les fortescolonnes G.
Chaque crochet reçoit une corde fabriquée sur les machines précédentes