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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
et passant dans les quatre rainures extérieures d’un toupin en bois H, tra-versé par le gros cordage central attaché au crochet I, et formant l’âme ducâble ; ce crochet est mis en mouvement par le pignon J', qui lui-mémecommande les quatre pignons ee', etc. Des bobines J, montées sur le cha-riot L, et garnies de fil de ligne, remplissent les insterstices que la grosseurdes cordes fait laisser naturellement entre elles. De cette manière, les élé-ments du cordage préparés à l’extrémité de l’usine s’enroulent successive-ment autour de l’âme principale, tout en s’avançant vers les crochetsa a etc.
Le toupin H est supporté dans les rainures d’un des montants M, et estrendu fixe par la tige t qui repose dans ces rainures, de sorte que le cha-riot seul possède un mouvement de translation qu’il effectue par les rouesR, roulant sur deux voies dallées Y. Pour conserver la torsion que les cor-dages ont acquise sur cette machine, et pour empêcher qu’ils ne se dérou-lent lors d’un arrêt, le constructeur a fixé à l’extrémité de l’arbre D, deuxroues à rochet s s 1 ; leurs cliquets 11' sont fixes sur les plaques des fondations,et comme elles sont dentées dans deux sens différents elles maintiennentle tors au même degré, qu’il ait eu lieu d’ailleurs à droite ou à gauche.
Cordes plates. — Outre les cordages ronds employés dans la marine,on fait usage aussi avec beaucoup de succès de cordes plates , dans lesexploitations des mines et dans certaines manœuvres dites dormantes.
Ces cordes ont l’avantage de ne pas se dérouler et d’éviter ainsi le tour-billonnement des cordages ordinaires qui produisent de si désastreux effetsdans les puits à mines; ils se font avec deux, quatre ou six aussières, sui-vant la force qu’on veut avoir, et commises les unes à droite et les autresà gauche, puis cousues ensemble par du fil retors.
Nous espérons pouvoir donner la description d’une des machines em-ployées à cette spécialité ; nous reviendrons alors sur quelques données etrésultats du travail des machines en usage pour la fabrication des cordesen général, que la longueur de notre article nous a obligés de supprimer.
Cables en fer. — Nous ne terminerons pourtant pas sans dire quelquesmots des câbles en fer dont plusieurs maisons de France et d’Angleterre sesont occupées sur une grande échelle et qu’on a établis d’après plusieurssystèmes.
Ceux qui paraissent offrir le plus de résistance sont composés d’une âmeen chanvre recouverte de fils de fer, afin que la raideur qu’on reprocheaux cordages entièrement métalliques soit presque entièrement atténuée.On comprend aisément que ces câbles, qui à égale force sont beaucoupplus légers que s’ils étaient fabriqués en chanvre, doivent procurer unegrande économie de puissance motrice lors de l’élévation des charges.
Les câbles entièrement en fer, qui ne sont autres alors que des chaînesà maillons d’une forme particulière et qui sont employés dans la marinepour tenir les vaisseaux au mouillage, tendent chaque jour à remplacer deplus en plus complètement les anciens cordages en chanvre. Ils ont l’avan-