312
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
que le mouvement circulaire alternatif transmis par l’excentrique au levierà manette se transmet par l’axe au levier à fourche, et ensuite au tiroir,en se transformant en mouvement rectiligne alternatif. Un ressort mé-plat cl f est fixé au milieu de la boîte, et s’appuie contre le dos du tiroirpour le forcer à s’appliquer contre la partie dressée du cylindre. On peut àvolonté faire battre en avant ou en arrière, en dégageant du bouton c l’en-coche qui est à l’extrémité du tirant d’excentrique (fig. 2 et 4) au moyende la came à poignée r détaillée fig. 6, et en le faisant rétrogader parl’excentrique lui-même, qui, étant ajusté libre sur l’arbre à manivelles,n’est entraîné dans sa rotation que parce qu’il rencontre une saillie qui estménagée sur cet arbre.
Condenseur et pompes. — Nous avons dit que la vapeur sortant ducylindre se précipite dans le condenseur J, par les deux tuyaux latéraux I.Elle y est rapidement condensée par le jet d’eau froide qui, arrivant par letube à pomme d’arrosoir /, s’y divise en pluie. L’eau de condensation estconstamment enlevée par la pompe à air P en traversant d’abord le clapetinférieur en bronze g, appliqué dans le bas, puis les clapets du piston O, etensuite le clapet supérieur h, qui communique avec le récipient R. De cedernier, l’eau est nécessairement conduite au dehors du navire à l’aided’un tube latéral i.
De chaque côté de la pompe à air sont deux pompes d’égal diamètre,l’une T est destinée à l’alimentation de la chaudière, l’autre T'sert, soitcomme pompe d’épuisement, soit comme pompe élévatoire, pour amenerl’eau sur le pont, ou pour remplir la chaudière, lorsqu’elle a été entière-ment vidée.
Il est aisé de voir que les pistons de ces pompes reçoivent leur mou-vement simultanément par la traverse en fer forgé k qui porte la tige dupiston de la pompe à air, et qui se prolonge de chaque côté, pour y sus-pendre, à chaque extrémité, la tige de leur piston. Pour que cette traverseet par suite les différentes tiges soient forcées de suivre exactement unedirection verticale, elle est guidée par deux barres rigides,;, qui lui serventde guides. Deux courtes bielles à brides ou à chapes U, attachent par arti-culation la traverse k aux extrémités des deux balanciers mobiles C, qui,comme on le sait, réunis par l’entretoise l, oscillent au sommet du châssisvertical en fonte V, lequel est lui-même oscillant sur son axe inférieur m.
Parallélogramme.— Ces deux balanciers oscillants n’ont donc pas depoint fixe, leur disposition est analogue à celle proposée par Oliver Evans et suivie par plusieurs constructeurs; elle en diffère toutefois par le pointde suspension l (fig. 1), qui, au lieu d’être à une extrémité, se trouve plusproche du milieu ; et comme on les a faits en tôle forgée, ils sont beaucoupplus légers et présentent plus de résistance que les balanciers en fonte.
Ces mêmes balanciers sont aussi reliés par une seconde entretoise V auxdeux liens ou guides en fer forgé X, mobiles sur l’axe n qui est retenudans des oreilles ménagées sur les côtés du bâtis ; deux vis buttantes n',