PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Cette vitesse peut s’élever à 0 m ,60 et même à 1 mètre par seconde.
On sait que généralement pour les machines fixes, les manivelles sontplus longues, et par suite le nombre de coups de piston dans le même temps,est moindre. Il n’y a pas, évidemment, avantage pour le constructeur àfaire des machines à grandes courses, parce que leur poids est sensible-ment plus considérable, aussi reviennent-elles proportionnellement pluscher, à égalité de force nominale. Cependant, depuis peu, on commenceà établir des machines à petites courses, qui, par conséquent, font un plusgrand nombre de révolutions, et permettent, par suite, de simplifier lestransmissions de mouvement ; il y a alors économie notable dans l’exécu-tion ; telles sont les nouvelles machines que l’on construit pour les forgeset qui font mouvoir directement les cylindres de laminoirs ou d’autresappareils.
Dans un grand nombre de cas on a avantage, non-seulement à réduire lacourse des pistons, mais encore à augmenter leur vitesse. Ainsi, commenous l’avons déjà dit, à l’exemple des locomotives, on fait aujourd’hui desmachines dont les pistons marchent avec des vitesses de l m ,50 à 2 mètrespar seconde ; elles sont très-convenables pour faire mouvoir des roues àhélice, ou d’autres appareils dont la rotation doit être très rapide.
Distribution. La vapeur est amenée du générateur placé à l’arrière dunavire, par un gros tuyau F (fig. 2 et 5) qui se divise en deux branches, pourcommuniquer à chacune des machines. L’une F' est apparente sur le plan(fig. 2), elle vient s’adapter sur le côté de la boîte de distribution G, qui,appliquée contre le cylindre, occupe presque la même hauteur que celui-ci,parce que le tiroir H qu’elle renferme, et qui doit servir à distribuer lavapeur alternativement en dessus et en dessous du piston, est à large re-couvrement, afin de permettre de fermer les orifices d’entrée a et b dèsque le piston est arrivé vers les 2/3 ou les 3/4 de sa course ; de sorte quela détente se fait pendant le 1/3 ou le 1/4. L’échappement a lieu par lesdeux canaux latéraux I, qui conduisent la vapeur au condenseur J. L’avanceà l’introduction n’est que de quelques millimètres sur la hauteur de l’ori-fice , mais l’avance à la sortie est très-grande (1).
La marche alternative du tiroir est produite par un excentrique circu-laire K, monté sur l’arbre des manivelles, et embrassé par la bague dutirant en fer forgé L, dont le bout inférieur, terminé par une poignée, estagrafé sur le bouton du levier à manette M ; celle-ci sert aussi à manœu-vrer le tiroir à la main, lorsqu’on décroche le tirant; elle est rapportée aubout de l’axe horizontal N, qui vers son milieu porte le levier à fourche Oaux deux branches duquel s’adaptent les liens à brides en fer forgé d. C’estau milieu de la traverse qui réunit ces derniers, et autour de laquelle ilsoscillent, que se trouve suspendue la tige verticale e du tiroir. De sorte
(4) Nous avons donné avec détails, dans le troisième volume, les tracés géométriques relatifs à lamarche des tiroirs de distribution , construits avec des avances et avec des recouvrements plus oumoins considérables, et par conséquent produisant des détentes fixes.