PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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que MM. Vachon ont imaginé, d’une part, les grandes machines continuesdestinées à la meunerie, pour opérer sur des masses à la fois, et d’un autrecôté, les petits appareils peu coûteux mis à la portée de tous les fermiers,pour effectuer le triage de leurs blés de semence. Comme il est égalementintéressant de faire connaître ces deux systèmes, quoique reposant sur lemême principe, nous avons cru devoir les représenter tous deux avec dé-tails sur la pl. 28.
Quoique cette invention date à peine d’une année, les auteurs ont eul’occasion d’en faire bien souvent l’application ; ils comptent aujourd’huiplus de 120 trieurs mécaniques livrés soit à l’agriculture soit à la meunerie,et tous les jours nous apprenons que de nouvelles demandes leur sontfaites. Il est certainement peu d’inventions, nous en sommes convaincu,qui acquièrent en si peu de temps une aussi grande vogue ; mais, il faut lereconnaître, il en est bien peu qui soient aussi généralement utiles.
DESCRIPTION DU TRIEUR MÉCANIQUE
APPLIQUÉ A L’AGRICULTURE , ET REPRÉSENTÉ FIG. 1 A 5, PL. 28.
MM. Vachon comprenant que pour les cultivateurs, il fallait établir desappareils simples et peu dispendieux, remplissent cette double conditionpar les dispositions qu’ils ont su leur donner. Les fig. 1, 2 et 3 repré-sentent en plan, en coupe verticale et en section transversale, un instru-ment de ce genre, qui a l’avantage d’être portatif et de pouvoir être misen action, par une force extrêmement minime.
La partie principale de cette machine est, comme nous l’avons dit, laplaque métallique A, dont la fig. 5 montre un fragment de grandeur natu-relle, en plan et en coupe. Cette plaque se compose de deux feuilles detôle, de cuivre, ou de toute autre matière, dont l’une, la plus épaisse, pla-cée en dessus, est percée à l’aide d’un découpoir d’une grande quantité detrous ronds a très-rapprochés les uns des autres, et la seconde , la plusmince/, rivée sous la première, contre laquelle elle s’applique exactement,est pleine pour boucher de ce côté tous les orifices, de manière que ceux-ci ne présentent plus que des cavités, des alvéoles, limitées à 3 ou h milli-mètres environ de profondeur, suivant la nature des blés que l’on se pro-pose de passer au trieur. Un petit trou a f , d’un millimètre environ dediamètre, peut être pratiqué dans chaque cavité pour le libre échappementde la poussière.
On voit aisément par la section verticale indiquée fig. l re que le bon blécomme les grains de froment b ne peuvent se loger entièrement dans cesespèces de cellules ; ils ont plus de longueur que de grosseur, de sortequ’ils ne peuvent véritablement s’y tenir que dans une position inclinée eten dépassant sensiblement par un bout la surface extérieure de la plaque.Les graines rondes c, au contraire, ou les mauvais grains, très-maigres ettrès courts,trouvent aisément à s’y renfermer, en ne désaffleurant presquepas la surface de la plaque. Il résulte de cette combinaison qui paraît