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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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autres, comme lindiquent les fragments de détail, fig. 10 et 11, et assem-blées entre elles, par plusieurs fortes charnières j, qui leur permettent desobliquer lune par rapport à lautre. Les extrémités de ces plates-bandessont échanorées, afin de former des vides qui correspondent justement auxdents ou aux saillies ménagées sur la circonférence des roues dentées Mqui sont rapportées près des extrémités de lun des tambours N N', à mou-vement rotatif, sur lesquels cette large chaîne ainsi formée passe sans cesse,comme on le voit sur le plan, fig. 7, et sur la coupe longitudinale, fig. 8.

Les tambours N N' sont composés de trois cercles de fonte traversés parun axe en fer, et placés lun dans un plan inférieur à lautre, afin de don-ner à la chaîne qui les entoure, une certaine inclinaison. Les axes de cestambours sont mobiles et portés par des coussinets qui sont ajustés danslépaisseur des deux grands côtés du châssis en bois B, dans lequel tout letrieur proprement dit est enfermé. Sur les deux côtés les plus petits de ceschâssis sont fixés des boutons k, auxquels sont agrafées les tringles verti-cales en fer D, comme dans le petit appareil, fig. 4. Cest par ces quatretringles que tout le système est tenu en suspension, au-dessus des cro-chets à vis F attachés aux traverses supérieures F', et quon peut réglerfacilement linclinaison du châssis et de la chaîne.

Commande de la chaîne. Laxe du tambour qui est placé en tête de cettedernière se prolonge dun bout, pour porter une roue dangle l (fig. 9), parlaquelle il doit recevoir son mouvement de rotation. Cette roue engrèneavec un pignon m, dont larbre porte à lautre extrémité une roue droite n,commandée par le pignon droit à douille o. Celui-ci est solidaire avec uncône ou poulie en fonte à plusieurs diamètres p, qui permet de varier aubesoin la vitesse du tambour, et par conséquent la marche de la chaîne. Acet effet, ce cône est en communication avec un cône semblable p', placéau-dessus de la machine, sur larbre de couche en fer q, qui est à son tourmis en mouvement par larbre moteur r, au moyen des poulies O et P.

La chaîne reçoit donc ainsi, un mouvement continu dans le sens indiquépar les flèches (fig. 8), mouvement qui peut être plus ou moins lent ou plusou moins précipité suivant quon le juge le plus convenable.il est évident,par exemple, que lorsque les blés sont très-chargés de mauvaises graines,comme cela a lieu dans quelques contrées, surtout dans les années plu-vieuses, on doit donner à la chaîne un mouvement différent que lorsque lesblés sont de belle nature ; dans ce dernier cas, on peut faire lopérationplus rapidement que dans le premier.

Ce mouvement imprimé à la chaîne nest pas suffisant pour obtenir toutle bon effet que lon doit attendre des plaques à cellules, il faut encore,comme dans les petites machines décrites, quelle reçoive des secousses,des vibrations, qui en faisant sauter le blé au-dessus des platines, le fontretourner constamment sur lui-même, et sortir plus aisément des orificesdans lesquels il tend à se loger. Les auteurs ont donc eu lidée dappliquerégalement un mouvement saccadé au moyen du plateau à bouton excen-