PUBLICATION INDUSTRIELLE.
327
caniques de MM. Vachon, les cultivateurs auront non-seulement une éco-nomie évidente, mais encore des produits meilleurs et plus grands. Nousne saurions trop dire de bien d’un tel appareil, qui est appelé à jouer unrôle fort important dans l’industrie agricole et commerciale ; c’est surtoutà des époques comme celle-ci, où les blés se vendent si cher, que l’ondoit comprendre toute l’utilité d’avoir des moyens d’épurer le mieux pos-sible toutes les semences, afin d’obtenir de plus belles récoltes ; si on nepeut pas toujours faire pour la quantité, il faut, au moins, faire le néces-saire pour obtenir la qualité.
Nous espérons que l’administration , les conseils généraux, les préfets,les maires, les sociétés d’agriculture et les comices agricoles, reconnaîtrontbientôt les bons effets produits par le trieur, et considérant son emploi enagriculture comme une question d’intérêt général, feront tout ce qui leursera possible pour le faire adopter dans toutes les communes de France.
Cet appareil peut également trier, avec le même avantage, et avec lamême exactitude, le froment, le seigle, l’avoine et l’orge. Il peut servir aucultivateur non-seulement à épurer ses semences, mais encore à nettoyerle blé qu’il destine à sa nourriture, et même celui qu’il livre au commerce,s’il contenait assez de mauvaises graines, graviers ou terres pour nuire àla vente. Enfin le cultivateur, propriétaire d’un tel appareil, peut encoreréaliser de beaux bénéfices, en triant des blés de semence à façon, oumême faire le commerce des semences. Pour s’en faire une idée, prenonsun appareil de moyenne dimension, et susceptible d’épurer journellement15 hectolitres seulement, avec un jeune homme que l’on paierait 1 fr. 50 c.à 2 fr.; en ne comptant que sur une plus-value moyenne de 2 fr. 50 c. parhectolitre, on voit que le bénéfice serait de plus de 35 fr. par jour.
En présence de tels avantages, on ne doit pas être étonné que les fer-miers, les cultivateurs qui voient fonctionner cet appareil veulent s’en pro-curer immédiatement, et que MM. Vachon ne peuvent satisfaire aux com-mandes avec toute la célérité désirable.
DESCRIPTION DU GRAND TRIEUR DESTINÉ A LA MEUNERIE,
ET REPRÉSENTÉ SUR LES FIG. 7, 8 ET 9, PL. 28.
Plaques a chaîne sans fin. — Les appareils destinés à la meunerie,devant nécessairement opérer sur des masses, sont construits sur desdimensions beaucoup plus considérables que ceux destinés à l’agriculture,et doivent être disposés pour marcher d’une manière continue, afin deprendre leur mouvement sur le moteur même de l’usine ; le principe surlequel ils sont établis, est au reste exactement le même, seulement lesauteurs ont eu l’ingénieuse pensée de disposer les plaques percées aux-quelles ils donnent peu de largeur, en forme de chaîne sans fin, qu’ils fontmarcher constamment dans le même sens, comme une courroie.
Ainsi un certain nombre de plates-bandes étroites A, trouées et recou-vertes en dessous, comme précédemment, sont placées les unes près des