PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Élévateur et émotteur. —Dans des opérations continues comme cellesqui se font dans un moulin bien monté, il faut nécessairement que l’alimen-tation des appareils se fasse d’une manière constante et régulière, et sansque les hommes soient obligés d’être constamment auprès à les desservir.C’est pourquoi, on fait beaucoup usage, comme on le sait, dans les établisse-ments, de vis ou de courroies sans fin, d’élévateurs ou de chaînes à godets.
Dans l’appareil qui nous occupe, s’il n’est pas placé à une hauteur con-venable , il faut aussi appliquer un élévateur T, dont les godets reçoiventchacun par la partie inférieure, au fur et à mesure qu’ils se présentent àl’ouverture de la trémie qui sert de réservoir, une certaine quantité degrains qu’ils élèvent, dans leur marche ascensionnelle, jusqu’à la partie laplus élevée de la machine, afin de les déverser dans une seconde trémieplus petite U. Cet élévateur qui se compose simplement de deux poulies enfonte, et d’une courroie en cuir chargée de godets, est renfermé dans uncoffre en bois mince, et reçoit son mouvement par une poulie placée surson axe supérieur, laquelle est commandée par celle montée sur un arbrede couche particulier, parce que cet élévateur étant dans des plans per-pendiculaires à la direction de l’arbre moteur, a exigé une transmissionparticulière composée des axes s et z ', de deux paires de roues d’angle y'et de deux autres poulies dont l’une x' est apparente sur la fig. 8.
Le trémie U débouche à la sortie du ventilateur Y, qui a pour objet deprojeter au dehors les pailles et autres corps légers, pendant que le blétombe à la tête de l’émotteur G, placé dans une direction perpendiculaireà celle de la chaîne à plaques. Cet émotteur se compose d’un grand cadrerectangulaire en bois, suspendu d’un bout, par des courroies e' attachéesà la partie supérieure de l’appareil (fig. 9) et soutenu de l’autre par desgalets e 2 sur lesquels il se promène ; son fond est composé d’une plaquemince en tôle ou en zinc, percée de trous curvilignes d (fig. 6), et d’uneseconde feuille pleine, fixée à peu de distance au-dessous avec deux con-duits dont l’un df amène le blé émotté sur la tête de la chaîne sans fin, etl’autre d 2 amène les pierres, les mottes et les pailles au dehors de la ma-chine dans un sac de toile SC Un mouvement alternatif analogue à celuiqui est imprimé à la chaîne dans le sens de la largeur, lui est communiquépar le grand ressort même S, par une simple barre en bois verticale/, quirelie ce ressort au bout du cadre de l’émotteur (fig. 9).
On voit que par la disposition générale donnée à la machine le blé quiarrive de l’émotteur, et tombe sur la chaîne, marche dans une directioninverse à celle des plates-bandes à cellules ; par l’inclinaison donnée àcelles-ci, il est forcé de descendre, en sautant et en roulant sur lui-même,d’autant plus rapidement que les secousses imprimées à la chaîne par lemouvement transversal alternatif sont plus vives, plus répétées. Les grai-nes qui trouvent à se loger dans les trous, et viennent les remplir suc-cessivement à mesure qu’ils se présentent à elles, sont naturellement re-montées à la tête de la chaîne sans fin, d’où elles se déversent, au moment