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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
3° Les 100 kilog. de blés triés ne contenant plus de graines et les dé-chets ne renfermant plus de blés, on a évidemment plus de graines à mou-dre , la mouture est plus facile et les sons mieux dépouillés, ce qui produit1 à 2 p. 0/0 de farine deuxième, à la place de 1 à 2 p. 0/0 de criblures oude farines restées dans les sons. Ces farines estimées à 20 fr. par 100 kilog.de plus que les criblures ou les sons, donnent encore une plus-value de20 à 40 cent, par 100 kilog. de blés.
En résumé, les produits obtenus par la mouture de 100 kilog. de bléstriés procurent une plus-value de 1 fr. à 1 fr. 85 cent., soit 0,65 à 1 fr. 40par hectolitre, ou en moyenne 5 p. 0/0 en plus de la valeur de l’hectolitreestimée au prix moyen de 20 fr.
Appliquée à l’épuration des criblures, cette machine permet de réaliserde beaux bénéfices ; ainsi, dans l’établissemeut même de MM. Vachon,à Lyon , on a épuré près de mille sacs de criblures achetées à plus detrente meuniers différents, et en moyenne au prix du son, on a extraitde ces mauvaises criblures, qu’on ne vend qu’aux nourrisseurs de bestiaux,30 à 80 p. 0/0 de bons petits blés, qui, revendus , ont donné 4 à 8 fr. debénéfice par 100 kilog.
Or, une machine, dans les dimensions ordinaires, telle que celle repré-sentée fig. 7 et 8, peut aisément trier et cribler tout à fois 240 à 250 kil.de blés par heure. On voit donc qu’employée à ne passer que des criblures,elle serait susceptible de réaliser les énormes bénéfices de 200 à 300 fr.par jour, si elle était constamment occupée. Dans tous les cas, ne fut-elleemployée qu’à passer des blés ordinaires, ne produisant au triage qu’unminimum de 1 fr. par 100 kilog., elle serait encore capable de rapporter50 à 60 fr. par 24 heures, si on pouvait l’alimenter sans cesse, et 25 à 30 fr.par jour, en admettant qu’elle ne travaille que la moitié du temps.
Nous avons encore à constater qu’aux époques de semence, il est très-facile aux meuniers qui possèdent un trieur mécanique, de l’utiliser à épu-rer des semences de froment, de seigle, d’orge ou d’avoine, pour les culti-vateurs avec lesquels ils sont constamment en rapport. Il faudrait qu’unmeunier fût bien mal placé pour ne pas pouvoir vendre 2 ou 3,000 doublesdécalitres de semences par année ; et dans le cas où il ne voudrait pas enfaire le commerce, il pourrait occuper sa machine à façon. Quand les cul-tivateurs se seront assurés par eux-mêmes que le trieur mécanique choisitaussi bien, si ce n’est mieux, qu’on pourrait le faire à la main, ils Sau-ront pas de peine à payer pour le triage de leurs blés de semence 25 à 30 c.par double décalitre.
Si nous jetons un coup d’œil rapide sur les avantages que cette machinepeut rapporter au pays par son application générale à l’épuration des blésdestinés à la mouture, comme nous l’avons fait pour les blés de semence,nous arrivons à des résultats très-importants et qu’il est véritablementcurieux d’examiner :
Prenant le chiffre de la production et de la semence sur la statistique