PUBLICATION INOUSTUlELLIi.
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la pédale, l’ouvrier prend la poignée P dont l'axe porte un cliquet, et faitengager celui-ci dans l’une des deux encoches pratiquées sur le côté de laconsole en fer Q, rapportée sur le bâtis (fig. 4 et 5).
On peut aussi, quand on le désire, mettre le cylindre porte-lames decôté , afin de dégager entièrement l’étoffe et la lame femelle; il suffit, àcet effet, de l’enlever de ses deux coussinets, et de le porter sur les deuxfourches R qui sont boulonnées à l’extérieur du bâtis, ou bien sur les deuxconsoles R', placées plus loin.
Nous croyons devoirfaire remarquer que comme il est utile, surtout pourde certaines étoffes, que le cylindre porte-lames soit graissé, dans toute sonétendue, pendant le travail, l’auteur a placé sur le côté une tige ou trin-gle S, à laquelle est attaché un drap ou un autre tissu T imbibé d’huile,qui vient couvrir une partie de la surface du cylindre, et le maintient ainsiconstamment humecté (1).
Lorsque l’étoffe à tondre a moins de largeur que le cylindre et la lame,pour ne pas toucher les lisières, à la tonte, on applique aux extrémités dela table une feuille métallique attachée à une crémaillère m (fig. 8) que l’onajuste dans une rainure pratiquée dans l’épaisseur même de cette table,et dont on règle exactement la position au moyen d’un petit pignon droit m'que l’on fait tourner par une clé.
Le drap, suivant la direction indiquée par les flèches (fig. 5), se dirige,après avoir subi l’action des couteaux, sur la tringle à cônes U, qui a pourobjet de supporter l’étoffe, et de régler la tension des lisières trop lâches.Ces cônes, qui peuvent être simplement en bois, sont ajustées sur la tringle,de manière à pouvoir y glisser dans le sens de sa longueur, afin de se rap-procher ou de s’écarter suivant la largeur du drap, et correspondre tou-jours à la place des lisières. Lorsque leur position est déterminée, ou lesretient par une vis de pression dont la tête est perdue dans leur épaisseur.L’addition de cette tringle à cônes est aussi une pièce importante de lamachine; on voit par la fig. 4, que les extrémités sont reçues dans des cous-sinets que l’on peut monter ou descendre à volonté au moyen des vis derappel n, ce qui permet encore de régler la hauteur de l'étoffe par rapportaux tranchants , de manière à la tondre aussi rase ou aussi haute qu’onpeut le désirer.
Le drap, continuant sa marche, passe sous la brosse cylindrique Y, qui apour but d’enlever les peluches provenant de la tonte, et de coucher lesfibres de l’étoffe. On peut aussi régler la position exacte de cette brossecylindrique, par les vis de rappel n' qui soutiennent ses coussinets.
Au moyen des cylindres attireurs ou attracteurs Y, Y', l’étoffe est con-stamment appelée et tendue comme l’indique la section (fig. 5); deuxgrands leviers p, chargés chacun d’un poids vers leur extrémité, font con-
. 0) Ce drap est supposé enlevé sur le plan fig. 6, afin de laisser voir le cylindre porte-lames B, en•ntier.