PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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sont autres que de très-petits pistons n, n' (dont on voit un détail fig. 8),composés chacun de plusieurs rondelles de cuir superposées, fortementserrées entre elles, entre l’écrou et la portée d’une tige tournée en fer o,qui est terminée en forme de pointe sphérique que l’on voit descendredans la bâche (fig. 3). Cette tige repose sur une tringle verticale en ferp,formant bride à sa partie inférieure, pour s’agrafer à l’extrémité du levierhorizontal H, qui est mobile sur le couteau r, comme le balancier d’uneromaine, et qui est chargé d’un fort contre-poids en fonte ou en plomb I,destiné à tenir la soupape d’arrêt élevée ; à l’autre extrémité du levier, estadaptée la châpe en fer q, munie d’une tige droite et verticale, ajustée dansla tubulure de la soupape d’aspiration.
Il est aisé de comprendre, par cette disposition, que lorsque la pressionde l’eau, dans un corps de pompe, devient assez forte pour forcer la sou-pape d’arrêt à descendre, celle-ci, passant sur la tringle p , fait lever lecontre-poids et avec lui la châpe q, dont la tige rencontre alors la soupaped’aspiration et la maintient suspendue au-dessus de son siège ; il en résulteque cette soupape ne peut plus fermer son orifice, quoique le piston con-tinue à marcher ; l’eau qu’il aspire en montant retourne immédiatement àla bâche, par le même canal, dès que le piston descend.
Nous avons vu que les deux pistons d’injection sont doubles, l’un plusgrand que l’autre ; il faut aussi qu’ils aient chacun deux soupapes d’arrêt,l’une correspondante au grand diamètre, et l’autre au petit (fig. 1) ; il y aalors autant de leviers et de contre-poids ; mais comme il est essentiel quela pression produite par chaque piston ne soit pas la même, afin de ne pasaugmenter indéfiniment la puissance qui doit servir à faire mouvoir l’ap-pareil , les soupapes d’arrêt ne sont pas toutes chargées également, ou onne leur donne que le même diamètre. Ainsi, on sait qu’au commencementd’une pressée, par exemple, lorsqu’on opère sur des matières compres-sibles , telles que les graines oléagineuses, les pulpes de betterave, etc.,on peut envoyer, a la fois, dans le grand corps de presse une assez grandequantité d’eau, parce qu’alors les pressions à obtenir sont encore faibles ;mais à mesure que l’opération se continue, les machines deviennent plusserrées, plus compactes, plus difficiles à comprimer ; si on envoyait sanscesse la même quantité d’eau, on aurait bientôt à dépenser une force consi-dérable pour correspondre à l’effort énorme que l’on a à vaincre; on doitplutôt alors diminuer l’injection,suspendre l’action d’un ou de deux pistons,pour pouvoir fonctionner sans une trop grande augmentation de puissance.C’est dans ce but que les pistons d’injection ont été faits doubles, quoiquemarchant constamment ensemble, puisqu’ils sont solidaires ; leur actionne s’accumule pas toujours, celle du plus grand s’annihile bientôt, tandisque celle du plus petit continue pendant un temps plus ou moins long.
Il suffit, à cet effet, que la soupape d’arrêt n', qui correspond au grandpiston G', et par conséquent à la soupape d’aspiration a' (fig. 1), soit char-gée d’un poids plus faible que celle qui correspond au petit piston C, ou