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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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sont autres que de très-petits pistons n, n' (dont on voit un détail fig. 8),composés chacun de plusieurs rondelles de cuir superposées, fortementserrées entre elles, entre lécrou et la portée dune tige tournée en fer o,qui est terminée en forme de pointe sphérique que lon voit descendredans la bâche (fig. 3). Cette tige repose sur une tringle verticale en ferp,formant bride à sa partie inférieure, pour sagrafer à lextrémité du levierhorizontal H, qui est mobile sur le couteau r, comme le balancier duneromaine, et qui est chargé dun fort contre-poids en fonte ou en plomb I,destiné à tenir la soupape darrêt élevée ; à lautre extrémité du levier, estadaptée la châpe en fer q, munie dune tige droite et verticale, ajustée dansla tubulure de la soupape daspiration.

Il est aisé de comprendre, par cette disposition, que lorsque la pressionde leau, dans un corps de pompe, devient assez forte pour forcer la sou-pape darrêt à descendre, celle-ci, passant sur la tringle p , fait lever lecontre-poids et avec lui la châpe q, dont la tige rencontre alors la soupapedaspiration et la maintient suspendue au-dessus de son siège ; il en résulteque cette soupape ne peut plus fermer son orifice, quoique le piston con-tinue à marcher ; leau quil aspire en montant retourne immédiatement àla bâche, par le même canal, dès que le piston descend.

Nous avons vu que les deux pistons dinjection sont doubles, lun plusgrand que lautre ; il faut aussi quils aient chacun deux soupapes darrêt,lune correspondante au grand diamètre, et lautre au petit (fig. 1) ; il y aalors autant de leviers et de contre-poids ; mais comme il est essentiel quela pression produite par chaque piston ne soit pas la même, afin de ne pasaugmenter indéfiniment la puissance qui doit servir à faire mouvoir lap-pareil , les soupapes darrêt ne sont pas toutes chargées également, ou onne leur donne que le même diamètre. Ainsi, on sait quau commencementdune pressée, par exemple, lorsquon opère sur des matières compres-sibles , telles que les graines oléagineuses, les pulpes de betterave, etc.,on peut envoyer, a la fois, dans le grand corps de presse une assez grandequantité deau, parce qualors les pressions à obtenir sont encore faibles ;mais à mesure que lopération se continue, les machines deviennent plusserrées, plus compactes, plus difficiles à comprimer ; si on envoyait sanscesse la même quantité deau, on aurait bientôt à dépenser une force consi-dérable pour correspondre à leffort énorme que lon a à vaincre; on doitplutôt alors diminuer linjection,suspendre laction dun ou de deux pistons,pour pouvoir fonctionner sans une trop grande augmentation de puissance.Cest dans ce but que les pistons dinjection ont été faits doubles, quoiquemarchant constamment ensemble, puisquils sont solidaires ; leur actionne saccumule pas toujours, celle du plus grand sannihile bientôt, tandisque celle du plus petit continue pendant un temps plus ou moins long.

Il suffit, à cet effet, que la soupape darrêt n', qui correspond au grandpiston G', et par conséquent à la soupape daspiration a' (fig. 1), soit char-gée dun poids plus faible que celle qui correspond au petit piston C, ou