350
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
eau est refoulée dans le même tube b , parce qu’elle fait ouvrir à la foisles deux soupapes de sortie c, c’ qui correspondent par des conduits, l’uneau cylindre inférieur et l’autre au cylindre supérieur. Ces diverses soupa-pes sont toutes à siège conique et à tige cylindrique évidée qui leur sertde guide, comme le montre le détail fig. 4. Au-dessus de chacune d’elles,est un bouchon en cuivre d , ajusté à vis, pour boucher les chapelles ou lesorifices par lesquels on les introduit ou on les retire, soit afin de les visi-ter ou de les roder sur leur siège, soit afin de les remplacer lorsqu’il estest nécessaire.
Boite de distribution. — Le tuyau b, qui donne issue à l’eau refoulée,communique à une boîte à vis en bronze G (fig. 5, 6 et 7) par laquelle elleest dirigée, soit au grand corps de presse, afin d’y opérer son action,soit à la bâche lorsqu’on veut effectuer la pression , et par conséquent leretour de l’eau au réservoir. Ainsi, cette boîte n’est autre qu’un distribu-teur, qui est percé à l’intérieur de plusieurs canaux ou conduits de petitdiamètre; l’eau est amenée par le tube b au centre e de ces canaux; ellepasse à droite ou à gauche (fig. 6), suivant que l’un ou l’autre/ou/estouvert. Dans le dessin , nous supposons que le premier est fermé par lavis à pointe conique g, qui descend sur son sommet; l’eau ne peut donc ypasser, tandis que le second est ouvert, parce que la vis/, qui le sur-monte , est assez élevée , et par conséquent l’eau peut s’y rendre et sortirpar le tuyau h qui la conduit au corps de presse. Ces vis, qui font exacte-ment le service de soupapes fixes, se manœuvrant seulement à la main,au lieu d’étre libres comme les précédentes, traversent les bouchons encuivre*', et portent à leur tête les petites roues dentées;', / d’égal diamètre.C’est au moyen de ces dernières que l’on peut changer à volonté la posi-tion des vis, et par suite la direction de l’eau ; il suffit de faire tournerl’une de ces roues dans un sens, à l’aide de la manivelle k qui la surmonte,pour faire en même temps tourner l’autre dans le sens contraire ; parconséquent, en soulevant la première soupape pour l’ouvrir, on baisse laseconde pour la fermer, et réciproquement. Mais il faut, en même temps,avoir le soin de fermer et d’ouvrir les deux autres vis à soupapes horizon-tales l et V (fig. 5 et 7), qui permettent le retour de l’eau à la bâche. L’au-teur aurait pu disposer ces dernières, avec des têtes à engrenages, commeles précédentes, au lieu de les armer simplement chacune d’une mani-velle d’étau qui exige qu’on les fasse mouvoir séparément, mais il a penséqu’elles ne demandaient pas la même régularité, la même attention, etque l’ouvrier, chargé de conduire l’appareil, a toujours le temps de fairece travail. Le retour d’eau à la bâche a lieu par le tube vertical m qui sevisse sous la boîte.
Soupapes d’arrêt. — Pour limiter la pression maximum, à laquelleles pistons ne doivent plus produire d’action, l’auteur a fait l’applicationde soupapes d’arrêt, qui font exactement l’office de soupapes de sûreté, etqui remplissent le but avec toute l’exactitude désirable. Ces soupapes ne