PUBLICATION INDUSTRIELLE
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l’axe du piston. Il consiste en un corps de presse A, qui n’a pas moins de54 centimètres de diamètre intérieur, et 0 m 10 d’épaisseur. Il est fonduavec deux tubulures a 6, qui établissent sa communication avec les pompesd’injection, pour conduire l’eau refoulée par celles-ci, soit au-dessous dupiston, soit au-dessus.
On avait d’abord cru qu’il serait possible, dans ce genre de presse, defaire aisément descendre le piston par son propre poids, celui de la lige etde ce qu’elle porte, mais le frottement est tellement considérable, qu’il afallu chercher à employer un moyen mécanique pour faire descendre cepiston. La meilleure et la plus simple disposition était évidemment d’em-ployer un moyen analogue à celui dont on se sert pour le faire monter,c’est- à-dire des pompes d’injection : c’est pourquoi on fait usage de la se-conde tubulure b.
Mais, alors, on conçoit qu’il est utile de donner au piston une doublegarniture. Celle de la dernière presse construite à Paris est, comme le re-présente le dessin, tout à fait analogue à la construction des pistons demachines soufflantes, c’est-à-dire composée de deux cuirs emboutis etserrés sur le corps du piston par des cercles d, que l’on visse sur celui-ci.
Le corps du piston est alésé pour être traversé par son centre par unetige très-forte en fer forgé C, que l’on retient par un énorme écrou. Dansla presse qui vient d’être construite chez M. Cavé, au lieu de former l’ajus-tement conique, on a préféré le faire cylindrique, en ménageant une petiteembase au-dessus du piston. Nous croyons que le premier ajustement vauttout autant que celui-ci.
Le corps de presse est fermé par un couvercle que l’on boulonne forte-ment par des boulons à écrous, en interposant une rondelle de cuir, et,pour former le joint de la tige, on a placé à l’intérieur une rondelle de cuirembouti e, qui est recourbée, comme dans les presses hydrauliques ordi-naires, et soutenue, au besoin, par une bague en cuivre en plusieurs par-ties ; très-souvent, au lieu de cette bague, on met seulement une corde quise loge entre les deux parties du cuir.
Le cylindre de fonte D, dans lequel on coule la matière qui doit servir àfaire les tuyaux, est directement au-dessus du corps de presse; on lui adonné 0“ 20 de diamètre intérieur, et 0 m 15 d’épaisseur. On compte que lacourse du piston est d’environ 0 m 50. Ce cylindre est porté par quatre co-lonnes E, qui sont traversées par d’énormes boulons F, qui ont0 m 20 dediamètre. Il est fermé par le haut, au moyen d’un fort couvercle de fonteG, que l’on assemble par quatre autres boulons, sensiblement moins fortsque les premiers. Il est déjà arrivé que ce couvercle, malgré sa grandeépaisseur de 0 m 15, s’est rompu, et qu’il a fallu le remplacer.
Ce couvercle fixe entre lui et le cylindre une bague en fer forgé H, quisert de lunette à travers le centre de laquelle s’écoule la matière, au fur età mesure que le piston s’élève. Celui-ci est surmonté, à cet effet, d’unetige formant mandrin I, dont le diamètre est égal à celui intérieur du