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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE

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laxe du piston. Il consiste en un corps de presse A, qui na pas moins de54 centimètres de diamètre intérieur, et 0 m 10 dépaisseur. Il est fonduavec deux tubulures a 6, qui établissent sa communication avec les pompesdinjection, pour conduire leau refoulée par celles-ci, soit au-dessous dupiston, soit au-dessus.

On avait dabord cru quil serait possible, dans ce genre de presse, defaire aisément descendre le piston par son propre poids, celui de la lige etde ce quelle porte, mais le frottement est tellement considérable, quil afallu chercher à employer un moyen mécanique pour faire descendre cepiston. La meilleure et la plus simple disposition était évidemment dem-ployer un moyen analogue à celui dont on se sert pour le faire monter,cest- à-dire des pompes dinjection : cest pourquoi on fait usage de la se-conde tubulure b.

Mais, alors, on conçoit quil est utile de donner au piston une doublegarniture. Celle de la dernière presse construite à Paris est, comme le re-présente le dessin, tout à fait analogue à la construction des pistons demachines soufflantes, cest-à-dire composée de deux cuirs emboutis etserrés sur le corps du piston par des cercles d, que lon visse sur celui-ci.

Le corps du piston est alésé pour être traversé par son centre par unetige très-forte en fer forgé C, que lon retient par un énorme écrou. Dansla presse qui vient dêtre construite chez M. Cavé, au lieu de former lajus-tement conique, on a préféré le faire cylindrique, en ménageant une petiteembase au-dessus du piston. Nous croyons que le premier ajustement vauttout autant que celui-ci.

Le corps de presse est fermé par un couvercle que lon boulonne forte-ment par des boulons à écrous, en interposant une rondelle de cuir, et,pour former le joint de la tige, on a placé à lintérieur une rondelle de cuirembouti e, qui est recourbée, comme dans les presses hydrauliques ordi-naires, et soutenue, au besoin, par une bague en cuivre en plusieurs par-ties ; très-souvent, au lieu de cette bague, on met seulement une corde quise loge entre les deux parties du cuir.

Le cylindre de fonte D, dans lequel on coule la matière qui doit servir àfaire les tuyaux, est directement au-dessus du corps de presse; on lui adonné 0 20 de diamètre intérieur, et 0 m 15 dépaisseur. On compte que lacourse du piston est denviron 0 m 50. Ce cylindre est porté par quatre co-lonnes E, qui sont traversées par dénormes boulons F, qui ont0 m 20 dediamètre. Il est fermé par le haut, au moyen dun fort couvercle de fonteG, que lon assemble par quatre autres boulons, sensiblement moins fortsque les premiers. Il est déjà arrivé que ce couvercle, malgré sa grandeépaisseur de 0 m 15, sest rompu, et quil a fallu le remplacer.

Ce couvercle fixe entre lui et le cylindre une bague en fer forgé H, quisert de lunette à travers le centre de laquelle sécoule la matière, au fur età mesure que le piston sélève. Celui-ci est surmonté, à cet effet, dunetige formant mandrin I, dont le diamètre est égal à celui intérieur du