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l'UBLlCATlON INDUSTRIELLE.
tuyau que l’on veut obtenir, tandis que l’œil de la lunette H est du diamètreextérieur de ce tuyau. Ainsi, on remplace celle-ci et le mandrin lorsquel’on veut changer de dimensions de tuyaux. 11 faut donc avoir autant demandrins et de lunettes de rechange que l’on veut fabriquer de tuyaux dif-férents.
Le mandrin est ajusté légèrement conique dans la tête de la tige du pis-ton moteur, et, pour qu’il soit toujours placé exactement dans l’axe du cy-lindre, on rapporte à sa base une rondelle formant disque tourné avec luirigoureusement suivant le cylindre. Une espèce de manchon J, sur lequelon a pratiqué à l’avance des gorges circulaires, sert d’intermédiaire entre latige du piston et l’embase du mandrin, pour former garniture, afin d’em-pêcher que le plomb ou l’étain ne passe par le joint ; comme ces gorges seremplissent bientôt de ce métal, il présente une garniture fort simple ettrès-convenable.
Lorsque la lunette et le mandrin sont en place, on coule le métal à tra-vers l’ouverture annulaire qui existe entre l’œil de la lunette et le corps dumandrin pour remplir le cylindre. Quoique ce moyen soit généralementemployé, il y a quelques personnes qui préfèrent percer dans l’épaisseur ducouvercle un trou oblique qui descend jusqu’au-dessous de la lunette, etque l’on ferme par un robinet conique, retenu au moyen d’une bride etd’une vis de pression.
Ordinairement, on entoure le cylindre d’une espèce de chemise ou d’en-veloppe en tôle, formant comme un poêle que l’on alimente avec du char-bon, afin de maintenir ce cylindre à une certaine température. Il ne fautpas que celle-ci soit trop forte, pour que le plomb soit trop coulant à sasortie, il faut, au contraire, qu’il se trouve dans un état tel qu’il puisse sesolidifier immédiatement à la sortie de la lunette. On peut y brûler de lahouille ou du coke.
Pour obtenir une température plus régulière, on propose de chauffer lecylindre à la vapeur. Dès que cette application sera faite, si elle donne debons résultats, comme on l’espère, nous nous proposons d’en tenir nos lec-teurs au courant.
Le poids approximatif d’une telle presse est de 6,700 kilogrammes. Priseà l’atelier des constructeurs, elle revient à 8,000 fr. Cinq à dix minutes,suivant le diamètre des tuyaux, suffisent ordinairement pour chaque pressée.
La figure 14 représente en coupe verticale, faite par l’axe, l’appareil ser-vant à changer la direction de l’eau refoulée par les pompes d’injection, soitau-dessus, soit au-dessous du piston B, dont nous venons de parler.
On voit en o l’ouverture du tube qui communique avec les pompes, etqui amène l’eau refoulée par elles dans le canal ni, aux extrémités duquelsont les deux soupapes coniques à vis nnf qui portent chacune une petiteroue droite dentée pp'. Lorsque l’une de ces soupapes est levée, celle»,par exemple, l’eau peut s’échapper par l’issue qu’elle laisse ouverte, et quicommunique, par un tube assemblé avec la tubulure a du corps de presse,