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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

de laine ou autres. Il suffit, à cet effet, de substituer à la grande traverse T,qui supporte les tubes t, par lesquels passent les fils à couvrir, un châssishorizontal mobile, qui doit recevoir un mouvement rectiligne alternatif dontla course est du reste très-limitée. Pour que cette mobilité puisse avoirlieu avec facilité, sans grand frottement, il porte à ses deux côtés parallèlesles plus éloignés, des galets à gorge qui lui permettent de se promenerlibrement sur deux rails angulaires, ménagés à lavance sur les bâtis dumétier.

Pour lui imprimer son mouvement alternatif, on a rapporté sur larbremoteur même de la machine près de la manivelle, ou des poulies de com-mande, une roue droite qui, par lintermédiaire placée au-dessous, faitmarcher le pignon inférieur. Or, l'axe de ce dernier porte une petite ma-nivelle dont le bouton engagé dans la coulisse inférieure du grand levier,imprime à ce levier et par suite à tout le châssis horizontal avec lequel il estassemblé par articulation à son extrémité supérieure, un mouvement alter-natif ou de va et vient.

Sur ce châssis, lauteur a disposé un grand nombre de petites bobines,qui sont toutes indépendantes les unes des autres, et sur lesquelles il faitpasser successivement et en faisant un tour sur la circonférence de cha-cune delles, les fils que lon veut tondre, et qui sont à lavance, envelop-pées sur les mêmes bobines, qui, dans la disposition précédente, portenles fils ou les âmes à recevoir. Dans le mouvement alternatif imprimé auchâssis, ces petites bobines, tournent sur elles-mêmes, en môme tempsquelles vont et viennent, et comme les fils qui les entourent se touchent,les fibres ou les petits filaments qui saillissent à leur surface, se coupent,se tondent et présentent alors un fil très-uni, très-lisse, comme on le désire.A mesure que cette opération a lieu, les fils sont appelés par les cônes àgorge C, comme précédemment, et descendent ensuite senrouler sur lesmêmes bobines inférieures D.

Au sujet du moulin bitournant, dont nous avons parié dans notre der-nière livraison , nous avons reçu la lettre suivante que nous nous empres-sons dinsérer, comme renfermant des documents intéressants.

Pontoise , le 29 octobre 1846.

MONSIEUR ARMENGAUD AUVÉ.

« Dans lune des dernières livraisons de votre publication industrielle, jai luavec beaucoup dintérêt un article intitulé : Moulin bitoubnant ou a deuxmeules mobiles, par MAI. Christian et Gosset.

« Après quelques considérations préliminaires sur le système existant, vous expo-sez les idées de ces messieurs à ce sujet, puis alors vous dites : « La meule infé-« rieure est portée par un arbre creux indépendant de celui de la meule supérieure,« mais recevant cependant le pivot de ce dernier. » Ces quelques mots , qui défi-nissent très-clairement un des points principaux du nouveau système, mont frappé