PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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par Ja similitude de cette combinai sou avec celle appliquée par mon père il y abien 11 à 12 ans. En effet, dans l'Écho des halles et marchés, du 26 avril 1835,vous pouvez lire un petit article ainsi conçu : « Moulin à double meule courante. —« On va monter à Pontoise un moulin dont les deux meules seront tournantes; c’est« M. Baron, mécanicien en cette ville, qui est inventeur de ce nouveau système.x Ces meules auront 0 m 80 seulement de diamètre. »
« Ceci prouve fort bien, comme vous le dites, page 261, que l’idée n’est pas nou-velle; après ces mots, je trouve un renvoi qui me fait connaître que M. Reinart,mécanicien à Strasbourg , a pris un brevet de quinze ans en 1837 (1); mon père aussia pris un brevet de dix ans le 3 mai 1837 (2), c’est-à-dire plus de deux ans aprèsl'essai pratique.
« Nous avons eu la visite de M. Pommier dans les derniers jours de septembre1835, et voici ce qu’il annonçait à ses lecteurs le 4 octobre 1835 :
RIeunebie. — Moulins à deux meules tournantes.
« Nous avons annoncé, il y a quelques mois, que M. Baron-Bourgeois construi-sait un moulin dont les deux meules seraient tournantes.
« Ce moulin est aujourd’hui achevé et tourne comme essai chez RI. Boissy fils;suivant la conception de RI. Baron, la meule de dessous est suspendue par le grosfer ordinaire du moulin, mais ce gros fer est creux et est traversé par un autreplus long qui sert à suspendre la meule de dessus ; puis, ce fer se prolonge deplus'eurs décimètres au-dessus de cette dernière meule, et là, reçoit son mouve-ment en sens inverse de la meule de dessous au moyen de deux petits hérissonscalculés à la vitesse convenable ; ce mécanisme est fort simple et marche bien.
« Le but de RI. Baron est d’obtenir plus d’ouvrage avec la même force. Il penseque la double rotation imprimée aux meules a pour effet de chasser plus promp-tement la mouture de dessous les meules, et conséquemment d’écraser plus de blédans un temps et avec une force donnés. Les meules de cet appareil n’ont que30 pouces, et, suivant diverses expériences, elles réduisent en farine environ15 hectol. de blé en 24 heures.
x M. Baron pourrait bien avoir raison sous ce rapport, malgré le double frotte-ment qu’exigent ses doubles fers, mais il est une difficulté bien plus grande qui,selon nous, est le point capital et pour ainsi dire l’écueil du système : c’est ladifficulté de tenir les meules en parfait moulage. Dans les moulins ordinaires, oùl’une des meules est constamment droite, puisqu’elle est gisante, on sait déjàcombien de peine on éprouve à maintenir la meule courante en équilibre parfaitpendant la rotation ; cependant il n’y en a qu’une seule qui tourne, tandis quedans le système, du reste fort ingénieux de RL Baron, la difficulté s’applique auxdeux meules, se multiplie et se complique.
« La mouture que nous avons vue et touchée chez RI. Boissy était, néanmoins,assez bien faite et le son bien nettoyé.
« Du reste, si la difficulté dont nous parlons ici peut se vaincre, RI. Baron,plus qu’un autre, pourra y parvenir ; il réunit à une grande modestie un savoirréel et une persévérance déjà plus d’une fois couronnés de succès.
« RIM. les meuniers de Pontoise lui doivent plus d’une innovation heureuse.Nous avons vu, chez M. Ferry, un souillard en fonte d’une seule pièce, établi
(1) Ce brevet, demandé le 7 septembre 1857, a été délivré le 27 janvier 1838
(2) Ce brevet, tombé dans le domaine public en 1840, est publié dans le tome 42.
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