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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

sous une vanne de décharge et si bien ajusté que, la vanne fermée, il ne séchappepas une goutte deau. A chaque extrémité de la plaque de ce souillard , il y a deuxpoteaux également en fonte et faisant corps avec le reste ; cest sur ces poteaux enfonte que sont emboîtés dautres poteaux en bois de chêne qui supportent la tra-verse sur laquelle joue la vanne de décharge ; outre lavantage de ne pas laisseréchapper une goutte deau, ce système offre, comme on voit, une grande soliditéet une garantie de durée que navaient pas de simples poteaux en chêne, exposés,pour la partie inférieure , à être tantôt mouillés, tantôt ressuyés et frappés dusoleil, par conséquent à se détruire au bout dun certain temps.

« M. Baron est aussi inventeur dun mécanisme à percer la tôle, pour le criblageet la séparation des blés ; cette opération se fait avec beaucoup de célérité et dexac-titude. »

« Vous pouvez voir par cet article que le système a beaucoup danalogie aveccelui de MM. Christian et Gosset : jajouterai que les meules de 80 centimètres dediamètre, qui, comme vous le voyez, moulaient 15 hectol. de blé en 24 heures,faisaient autant douvrage et dans le même temps que deux autres meules de l m ,30;il ny a eu aucune différence soit en plus soit en moins; et quant à la force em-ployée , elle était aussi la même , et il faut encore ajouter ici que tout lappareildessai était posé sur la meule gisante dune troisième paire de meules démontée,à cet effet, sur le bout du fer à meules qui porte ordinairement le manchon à griffede la nille ; on avait adapté à sa placé un double manchon ajusté sur un arbre ver-tical montant jusquà la partie supérieure de lappareil ; sur cet arbre étaient montésdeux petits hérissons : lun pour faire marcher la meule inférieure au moyen dunpignon dégal diamètre; lautre, dun bien plus petit diamètre, engrenait avec unpignon intermédiaire , sengrenant lui-même avec un autre petit hérisson faisantmouvoir la meule supérieure en sens inverse. Récapitulant,on trouve que, pour cetappareil, il y avait de plus quà une paire de meules ordinaires, trois arbres, dontdeux grands et un petit, cinq engrenages droits, quatre coussinets, deux pivots et troisboitards; et, chose vraiment significative, on a pu se convaincre et constater quilnemployait pas plus de force; il est bien évident que tous ces frottements devaientoccasionner plus de résistance que les meules placées à côté. Ainsi donc le nouveausystème employait une moins grande force qui était absorbée par les frottementsde lappareil isolé; on peut en conclure que sil était appliqué en grand, avec unmécanisme combiné ad hoc , léconomie de force utile resterait disponible.

« Quant aux difficultés quon signale dans la conduite de ce système, nous avonsla conviction quelles seraient considérablement diminuées par lapplication engrand. Les principales provenaient de ce quon avait fait le bâtis trop resserré pourquil soit plus solide , plus transportable et plus économique; la complication desmouvements en avait accumulé aussi ; tout cela évidemment changerait.

« Ce petit appareil avait fonctionné avant la visite de M. Pommier ; il a fonctionnélongtemps après, puisquil a travaillé au moins trois mois ; je puis et je dois donccompléter son article par ce que nous avons recueilli après ; ce sont ces renseigne-ments dont javais besoin qui mont empêché de vous envoyer cette note rectifica-tive immédiatement. Après la lecture de votre article, il a été reconnu que sur37 hect. de blé moulu comparativement avec une paire de meules ordinaires, quele nouveau n'avait mis ni plus ni moins de temps, quil navait employé ni plus nimoins de force, mais quil y avait dans sa mouture deux sacs de gruaux à remou-dre de moins que par la mouture ordinaire, et que la farine avait un degré de blan-