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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sous une vanne de décharge et si bien ajusté que, la vanne fermée, il ne s’échappepas une goutte d’eau. A chaque extrémité de la plaque de ce souillard , il y a deuxpoteaux également en fonte et faisant corps avec le reste ; c’est sur ces poteaux enfonte que sont emboîtés d’autres poteaux en bois de chêne qui supportent la tra-verse sur laquelle joue la vanne de décharge ; outre l’avantage de ne pas laisseréchapper une goutte d’eau, ce système offre, comme on voit, une grande soliditéet une garantie de durée que n’avaient pas de simples poteaux en chêne, exposés,pour la partie inférieure , à être tantôt mouillés, tantôt ressuyés et frappés dusoleil, par conséquent à se détruire au bout d’un certain temps.
« M. Baron est aussi inventeur d’un mécanisme à percer la tôle, pour le criblageet la séparation des blés ; cette opération se fait avec beaucoup de célérité et d’exac-titude. »
« Vous pouvez voir par cet article que le système a beaucoup d’analogie aveccelui de MM. Christian et Gosset : j’ajouterai que les meules de 80 centimètres dediamètre, qui, comme vous le voyez, moulaient 15 hectol. de blé en 24 heures,faisaient autant d’ouvrage et dans le même temps que deux autres meules de l m ,30;il n’y a eu aucune différence soit en plus soit en moins; et quant à la force em-ployée , elle était aussi la même , et il faut encore ajouter ici que tout l’appareild’essai était posé sur la meule gisante d’une troisième paire de meules démontée,à cet effet, sur le bout du fer à meules qui porte ordinairement le manchon à griffede la nille ; on avait adapté à sa placé un double manchon ajusté sur un arbre ver-tical montant jusqu’à la partie supérieure de l’appareil ; sur cet arbre étaient montésdeux petits hérissons : l’un pour faire marcher la meule inférieure au moyen d’unpignon d’égal diamètre; l’autre, d’un bien plus petit diamètre, engrenait avec unpignon intermédiaire , s’engrenant lui-même avec un autre petit hérisson faisantmouvoir la meule supérieure en sens inverse. Récapitulant,on trouve que, pour cetappareil, il y avait de plus qu’à une paire de meules ordinaires, trois arbres, dontdeux grands et un petit, cinq engrenages droits, quatre coussinets, deux pivots et troisboitards; et, chose vraiment significative, on a pu se convaincre et constater qu’iln’employait pas plus de force; il est bien évident que tous ces frottements devaientoccasionner plus de résistance que les meules placées à côté. Ainsi donc le nouveausystème employait une moins grande force qui était absorbée par les frottementsde l’appareil isolé; on peut en conclure que s’il était appliqué en grand, avec unmécanisme combiné ad hoc , l’économie de force utile resterait disponible.
« Quant aux difficultés qu’on signale dans la conduite de ce système, nous avonsla conviction qu’elles seraient considérablement diminuées par l’application engrand. Les principales provenaient de ce qu’on avait fait le bâtis trop resserré pourqu’il soit plus solide , plus transportable et plus économique; la complication desmouvements en avait accumulé aussi ; tout cela évidemment changerait.
« Ce petit appareil avait fonctionné avant la visite de M. Pommier ; il a fonctionnélongtemps après, puisqu’il a travaillé au moins trois mois ; je puis et je dois donccompléter son article par ce que nous avons recueilli après ; ce sont ces renseigne-ments dont j’avais besoin qui m’ont empêché de vous envoyer cette note rectifica-tive immédiatement. Après la lecture de votre article, il a été reconnu que sur37 hect. de blé moulu comparativement avec une paire de meules ordinaires, quele nouveau n'avait mis ni plus ni moins de temps, qu’il n’avait employé ni plus nimoins de force, mais qu’il y avait dans sa mouture deux sacs de gruaux à remou-dre de moins que par la mouture ordinaire, et que la farine avait un degré de blan-