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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
On reproche à ce système d’être dispendieux, d’augmenter le prix descardes, et par suite les frais de matériel, comme si, pour tout ce quitouche à la santé de l’homme, on ne devait pas faire de sacrifices. Maisd’ailleurs, les dépenses journalières que l’on est obligé de faire pour unplus grand nombre de bras qui sont nécessaires quand on n’emploie pas demécaniques, pour effectuer le nettoyage, compensent, et au delà, en peud’années, le capital dépensé pour le matériel et ses frais d’entretien.
DESCRIPTION DE LA CARDE ET DU DÉBOURREUR MÉCANIQUE,REPRÉSENTÉS PLANCHE 32.
Opération du cardage. — Quoique les cardes à coton soient générale-ment bien connues, nous pensons qu’il ne pourra être sans quelque intérêtpour quelques-uns de nos lecteurs qui n’ont pas encore vu de ces ma-chines, d’en donner une description succincte, afin de les mettre à mêmed’en étudier le principe et le travail.
On sait que le cardage, en général, a pour objet d’ouvrir les filamentsde la matière textile, de les redresser, pour ainsi dire, un à un, en les ran-geant autant que possible tous parallèlement entre eux. Cette opérationconsiste à faire passer entre deux séries de pointes aiguës coudées et très-fines une certaine quantité de matière, étendue en forme de nappe surtoute la largeur des peignes ou des cardes qui sont munies de ces aiguilles,dont la courbure est dirigée en sens contraire.
Pour opérer d’une manière rapide, économique, et sur de grandes quan-tités de matières, il fallait nécessairement imaginer des machines expédi-tives travaillant d’une manière continue, avec célérité. Telles sont lescardes actuelles à tambour, qui fonctionnent, on peut le dire, sans presqueaucune interruption.
Description de la carde. — La fig. l re , pl. 32, représente une éléva-tion de face de cette carde, et la fig. 2 en est une section verticale faitepour l’axe du tambour. On voit aisément que la partie principale de cettemachine est un gros cylindre ou tambour C, qui est le plus généralementen bois, composé de douves d’égale épaisseur, et jointes l’une contre l’autreen se boulonnant sur la circonférence des cercles à croisillons a. On en faitquelquefois en fonte, en tôle ou en stuc, mais ils sont plus dispendieux.Ce cylindre est porté par un arbre de couche en fer A, dont les tourillonssont mobiles dans des coussinets de bronze ajustés sur les bâtis du châssisde fonte B, qui, dans quelques localités, se font encore en bois.
Toute la surface extérieure de ce gros tambour, préalablement tournéeavec beaucoup de soin, est garnie de plaques ou de bandes de cuir 6,chargées de dents ou d’aiguilles coudées.
L’arbre A reçoit un mouvement de rotation rapide et continu par lapoulie A', rapportée à l’une de ses extrémités, et qui est accompagnéed’une poulie folle.