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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
vont se déposer, mêlés d’ordures, entre les dents du gros tambour et deschapeaux.
« Les chapeaux étant fixes et recevant les corps étrangers que le grandcylindre y chasse ont besoin, bien plus souvent que ce dernier, d’être dé-barrassés de cette bourre. Le débourrage se fait successivement et environtous les quarts d’heure. L’ouvrier qui surveille la carde, les soulève tour àtour et les débourre au moyen d’une petite carde à main ; ce travail peutse faire sans arrêter la machine.
« Le débourrage du tambour se fait moins souvent, cinq à six opérationspar jour suffisent ; mais le travail, pendant ce temps, a besoin d’être inter-rompu : pour éviter cette interruption, les établissements bien montés ontune carde de rechange. Ce mode d’opérer a l’inconvénient de produire uncardage irrégulier, les résultats du travail, immédiatement après le débour-rage, étant plus parfaits que ceux obtenus lorsque le cylindre s’est déjàembourré.
« Pour éviter cet inconvénient, M. Bodmer a imaginé un moyen quicommence à être employé en Angleterre. Le principe de sa machine con-siste dans la circulation autour du gros tambour d’un cylindre débourreurayant un double mouvement, l’un circulaire continu autour de son axe,l’autre de va-et-vient dans le sens longitudinal. Le mouvement de rotationdu cylindre garni de rubans de cardes s’opérant en sens opposé à celui dutambour, celui-ci sera bientôt dépouillé de la matière, si la vitesse du cy-lindre débourreur est suffisante (elle est ordinairement de 8 à 10 p. 100plus grande que celle du gros tambour). Lorsque l’appareil débourreurs’est chargé du coton, il en est débarrassé par un petit cylindre à cardesnettoyeur, disposé de façon à restituer la matière au gros tambour.
« Trois débourreurs semblables suffisent pour rendre le travail d’unecarde parfait et continu, la nappe à cardes qui en résulte est constammentclaire et égale. »
Débourreur mécanique de M. Dannery. — Ce mécanisme, que nousavons représenté de face et de côté sur les fig. 1 et 2 de la pl. 32, est aussivu dans des positions différentes, soit par devant, soit par derrière, sur lesfig. 3, 4 et 5.
L’auteur, pour parvenir au but qu’il s’est proposé dans la constructionde ce système, a cherché à remplir les conditions suivantes :
1° De soulever successivement les chapeaux de la carde, en les écartantd’une certaine quantité du centre du tambour, suivant les rayons passantpar le milieu de chacun d’eux ;
2° De faire passer un débourreur sous la garniture du chapeau, aprèsqu’il a été écarté du tambour ;
3° D’opérer le débourrage en allant tantôt à droite et tantôt à gauche, eten faisant en sorte que le nettoyage s’effectue de deux en deux, par con-séquent sur les chapeaux de rang impair dans un sens, puis sur les chapeauxde rang pair dans l’autre ;