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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 379

4° De faire revenir le mécanisme tout entier, quand il est arrivé à chaqueextrémité de sa course, sans le secours de lhomme.

Pour atteindre ce but, M. Dannery a imaginer bien des dispositionsplus ou moins ingénieuses, avant de sarrêter à celle que nous allons décrire,et qui, quoique paraissant peut-être encore en dessin un peu compliquée,a été considérablement simplifiée. Ce mécanisme na pas seulement le mé-rite de remplir avec précision, avec régularité, toutes les conditions quenous venons dénoncer, mais encore de sappliquer avec avantage, sans au-cune modification, à toutes les cardes existantes, ce qui est très-importantà signaler.

Sur laxe A du tambour de la carde, du côté de la poulie motrice, estplacée une double poulie à gorge l (fig. 2 et 5), qui, par deux cordes, dontlune est croisée, communique à deux autres poulies plus grandes V unmouvement de rotation en sens contraire. Mais ces poulies présentent unedisposition particulière et très-ingénieuse, pour être alternativement fixeset folles sur leur axe commun. Evidées à leur intérieur, comme lindique lacoupe horizontale fig. 7, elles renferment un manchon cylindrique n, dentésur les deux bases opposées, et fixé sur laxe de manière à pouvoir y glissersur sa longueur. Le moyeu de ces poulies est lui-même dentelé comme lemanchon, de sorte que lorsque celui-ci est embrayé avec lune, elle len-traîne dans sa rotation, et par suite laxe et le pignon droit P qui est rap-porté à son extrémité; lautre poulie devient libre pendant ce temps, et nefait que tourner en sens contraire de la première, sans produire daction.

Or, le pignon l 2 engrène avec la roue droite K (fig. 1), et lui transmetun mouvement de rotation très-lent qui a pour objet de faire marcher lesdivers organes principaux du mécanisme.

Laxe o' de cette roue (fig. 10 et 11), est porté par un support defonte, J 2 J 3 , prolongé en col de cygne jusquà la partie supérieure de lacarde, et mobile avec tout le système autour de larbre du tambour. Pourque le mouvement se répète bien exactement des deux côtés, la roue Kcommande une roue plus petite, K 1 , dont laxe prolongé passe au-dessusdu tambour et du chapeau, et porte à lautre bout une roue semblable(fig. 2), engrenant avec une seconde roue K de même diamètre que lapremière, et portée comme elle par un support analogue J 2 J 3 , mobileégalement sur larbre du tambour, et relié par sa partie supérieure avecle premier par une traverse en fonte tj (fig. 2 et 6). Ces supports ont cha-cun une branche inférieure J qui est munie dun contre-poids à lentilleretenue à la place convenable par une vis de pression.

Les deux roues K portent chacune vers leur circonférence dentée unpetit galet cylindrique, qui, au moment ils passent au-dessus de leurcentre, soulèvent les cintres de fonte M (fig. 3, 5 et 9), auxquels sontattachées les tiges verticales p, et avec eux, par suite, le chapeau decarde D. Tant que les galets restent en contact avec la surface intérieurede ces cintres, il est évident que le chapeau reste soulevé, cest pendant