PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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d’un chapeau à l’autre; mais comme il en porte deux, la seconde dentsuivante s’engageant à son tour dans deux autres dents du croissant, forcele pignon, la roue et tout le mécanisme à continuer leur marche ; de sortequ’ils se transportent réellement à une distance déterminée par la largeurde deux chapeaux.
Cette disposition, qui paraît très-rationnelle, a été préférée par l’auteur,qui a pensé, qu’en agissant ainsi il y aurait une moitié des chapeaux quiserait nettoyée en faisant marcher ce mécanisme dans un sens, et uneseconde moitié quand il reviendrait sur lui-même. M. Dannery remplit,en effet, parfaitement bien cette condition, qui ne peut laisser aucunehésitation, aucune crainte, car, pour plus d’exactitude, il applique d’unepart contre le pignon o, un disque o 2 de même épaisseur que lui, et ser-vant à guider le système lorsque la dent de ce pignon est en prise aveccelles du croissant, en restant pour cela en contact avec les portions cir-culaires évidées de celui-ci, et de l’autre à la face opposée de la carde undisque analogue porté par l’axe de la seconde roue K, et mis en contactavec les parties circulaires et également évidées d’un second croissant fixe L,qui ne diffère du précédent qu’en ce qu’il ne porte pas de dentures saillantes.
L’ingénieux inventeur de cet appareil ne s’est pas contenté de le rendremobile pour la série de chapeaux à nettoyer, mais encore il a voulu arriverà faire en sorte que ce mécanisme revînt seul sur lui-même, après avoiratteint l’extrémité de sa course. Il est parvenu à résoudre la question enappliquant sur l’un des supports à col de cygne une fourchette courbe P(fig. 1 et 7), qui permet de pousser l’axe du manchon n et du pignon P,d’une certaine quantité, dans le sens de la longueur. Cette fourchette estsoutenue par un levier J', qui a aussi son centre sur l’arbre A, comme lecol de cygne, et qui est retenu dans sa position par un goujon fixé surcelui-ci (fig. 11); mais lorsque l’appareil est transporté à une positionextrême, ce goujon rencontre une patte demi-circulaire à coulisse q (fig. 1),qui est rapportée à chaque extrémité du croissant L, et alors force lelevier Y à faire marcher la fourchette et par conséquent à changer laposition de l’axe du pignon P: il en résulte naturellement que le man-chon n (fig. 7) se débraye de l’une des poulies l\ et s’embraye immédia-tement avec l’autre, parce que le changement est facilité par l’action descontre-poids suspendus au bout des tiges J. En même temps que cette opé-ration est effectuée, les roues tournent en sens contraire, puisque, commenous l’avons vu, les deux poulies V ne marchent pas dans le même sens.
On voit par ce qui précède combien ce débourreur mécanique est ingé-nieux dans ses combinaisons, par les conditions qu’il remplit comme parles mouvements divers qui se produisent pendant le travail et sans lesecours de l’ouvrier.
Nous sommes persuadé que, construit en grande quantité à la fois,comme en fabrication, ce mécanisme pourrait se vendre à un prix modéréqui ne dépasserait certainement pas 300 fr.