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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ment adopté en France . L’auteur ayant reconnu que par le système deplate-forme à galets ordinaires tout l’appareil éprouve des vibrations très-vives à chaque passage rapide d’un convoi qui ne fait que traverser, sanss’arrêter, à cause de la mobilité même des galets, a imaginé de la rendreentièrement immobile en faisant reposer solidement cette plate-forme surun siège fixe par toute sa circonférence, et de la mobiliser, cependant,avec une grande facilité, en la soulevant d’une certaine quantité, lorsqu’onveut la manœuvrer pour faire changer de direction une locomotive et sontender. Cet appareil a été adopté pour toute la ligne de Rouen au Hàvre ;il se compose d’un plateau à nervures E formant le couronnement et fixéà une colonne mobile en fonte F, reposant par son pivot p' sur la crapau-dine a'. Celle-ci est suspendue par deux étriers ou tringles verticales q(fig. 8), à une seconde colonne ou douille conique F' qui est invariable-ment fixée avec l’enveloppe ou cuvette circulaire G par les tirants en fer H.Pour fixer invariablement la position verticale de la colonne F' on assujétitsa partie inférieure au moyen d’un manchon I, relié également avec lacuvette G par d’autres tirants HC Cet assemblage est supporté par unmassif en maçonnerie J, s’élargissant à sa base pour permettre d’y établirun caniveau circulaire K destiné à recevoir l’écoulement des eaux quis’échappent par lés rigoles r.
La manœuvre de cette plate-forme est très-simple; elle s’opère aumoyen d’un long balancier en fonte L solidaire avec la colonne fixe F' etassemblé à son extrémité à une tringle verticale s filetée à sa partie supé-rieure; la cloche M, qui sert d’écrou à cette dernière, est surmontée d’unemanivelle t qu’on fait tourner lorsqu’on veut faire monter ou descendre laplaque. Ainsi, d’après la fig. 7, on voit que le plateau ou croisillon Erepose sur de petites saillies u venues de fonte avec la cuvette G, c’est laposition qu’il affecte lorsque la plate-forme n’est pas chargée ; mais si l’onsuppose une locomotive placée sur les rails v et qu’il s’agit de transportersur une autre voie, il devient nécessaire de pouvoir exécuter ce mouve-ment avec la plus grande facilité. Ce résultat est obtenu à l’aide du méca-nisme que nous venons de décrire ; car si l’on fait tourner la manivelledans un certain sens, on soulève le point x du balancier L, et commecelui-ci oscille au point y il s’ensuit que le point d’attache, les crapau-dines, et par suite le pivot et la colonne mobile E, se sont élevés d’unequantité suffisante pour tenir la plate-forme au-dessus de tous points decontact, hormis du pivot, qui tourne alors très-facilement, si élevée quesoit la charge, sur le grain d’acier de la crapaudine. Nous croyons quecette disposition est très-avantageuse dans un grand nombre de cas où lapromptitude des mouvements doit être nécessaire ; elle est d’ailleurs d’uneconstruction simple et parfaitement établie par M. Nillus. Elle permetaussi, sans trop de changements, de recevoir l’application de la romaine,c’est-à-dire de pouvoir peser les charges qu’elle reçoit. Nous avons repré-senté ce nouveau mécanisme sur la fig. 10, où l’on voit que le centre