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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

ment adopté en France . Lauteur ayant reconnu que par le système deplate-forme à galets ordinaires tout lappareil éprouve des vibrations très-vives à chaque passage rapide dun convoi qui ne fait que traverser, sanssarrêter, à cause de la mobilité même des galets, a imaginé de la rendreentièrement immobile en faisant reposer solidement cette plate-forme surun siège fixe par toute sa circonférence, et de la mobiliser, cependant,avec une grande facilité, en la soulevant dune certaine quantité, lorsquonveut la manœuvrer pour faire changer de direction une locomotive et sontender. Cet appareil a été adopté pour toute la ligne de Rouen au Hàvre ;il se compose dun plateau à nervures E formant le couronnement et fixéà une colonne mobile en fonte F, reposant par son pivot p' sur la crapau-dine a'. Celle-ci est suspendue par deux étriers ou tringles verticales q(fig. 8), à une seconde colonne ou douille conique F' qui est invariable-ment fixée avec lenveloppe ou cuvette circulaire G par les tirants en fer H.Pour fixer invariablement la position verticale de la colonne F' on assujétitsa partie inférieure au moyen dun manchon I, relié également avec lacuvette G par dautres tirants HC Cet assemblage est supporté par unmassif en maçonnerie J, sélargissant à sa base pour permettre dy établirun caniveau circulaire K destiné à recevoir lécoulement des eaux quiséchappent par lés rigoles r.

La manœuvre de cette plate-forme est très-simple; elle sopère aumoyen dun long balancier en fonte L solidaire avec la colonne fixe F' etassemblé à son extrémité à une tringle verticale s filetée à sa partie supé-rieure; la cloche M, qui sert décrou à cette dernière, est surmontée dunemanivelle t quon fait tourner lorsquon veut faire monter ou descendre laplaque. Ainsi, daprès la fig. 7, on voit que le plateau ou croisillon Erepose sur de petites saillies u venues de fonte avec la cuvette G, cest laposition quil affecte lorsque la plate-forme nest pas chargée ; mais si lonsuppose une locomotive placée sur les rails v et quil sagit de transportersur une autre voie, il devient nécessaire de pouvoir exécuter ce mouve-ment avec la plus grande facilité. Ce résultat est obtenu à laide du méca-nisme que nous venons de décrire ; car si lon fait tourner la manivelledans un certain sens, on soulève le point x du balancier L, et commecelui-ci oscille au point y il sensuit que le point dattache, les crapau-dines, et par suite le pivot et la colonne mobile E, se sont élevés dunequantité suffisante pour tenir la plate-forme au-dessus de tous points decontact, hormis du pivot, qui tourne alors très-facilement, si élevée quesoit la charge, sur le grain dacier de la crapaudine. Nous croyons quecette disposition est très-avantageuse dans un grand nombre de cas lapromptitude des mouvements doit être nécessaire ; elle est dailleurs duneconstruction simple et parfaitement établie par M. Nillus. Elle permetaussi, sans trop de changements, de recevoir lapplication de la romaine,cest-à-dire de pouvoir peser les charges quelle reçoit. Nous avons repré-senté ce nouveau mécanisme sur la fig. 10, lon voit que le centre