PUBLICATION INDUSTRIELLE. 389
autre extrémité avec les boutons des manivelles fondues avec le moyeudes roues motrices B.
Cette disposition de châssis à glissières a permis à M. Chaverondier decommander la pompe alimentaire L par ces mêmes glissières, et de lafondre avec le cylindre à vapeur.
Ce système de détente qui, au premier abord, peut paraître compliquépour l’emploi des engrenages, réunit en lui-même de très-bonnes condi-tions dont les principales sont :
1° L’admission de la vapeur dans le cylindre pendant toute la course àvolonté ;
2° La faculté de régler le degré de la détente pendant la marche mêmede la machine ;
3° L’admission de la vapeur sur le piston par une seule ouverture et parle chemin le plus court, sans rétrécissement, déviation ni division ;
4° L’application du système à toute espèce d’appareils distributeurs, telsque disques à rotation, tiroirs de toutes formes, détente continue oualternative.
Nous devons ajouter, en faveur de ce système, qu’il existe des machinespourvues du mouvement différentiel, et qui fonctionnent depuis plus dequinze ans sans avoir exigé aucune réparation; la vitesse de ce mouvementest cependant de 250 tours par minute.
ROUE A PALES MOBILES(PLANCHE 34).
On sait que dans les roues à pales ordinaires il n’y a jamais que la seuleaube qui se trouve perpendiculaire à la surface du courant, qui agit d’unemanière efficace, tandis que celles qui entrent dans l’eau et celles qui ensortent détruisent en pure perte une grande partie de la puissance du mo-teur. Les premières, entrant dans l’eau dans des positions obliques, pres-sent la surface du liquide et lui communiquent une impulsion de haut enbas d’autant plus contraire à la direction du mouvement que l’angle qu’ellesforment avec la surface du courant s’éloigne davantage de 90 degrés. Lessecondes, sortant de l’eau dans des conditions semblables aux premières,relèvent une masse d’eau considérable et produisent un remous violent.
Dans la nouvelle roue à aubes verticales, établie par M. Chaverondier, etreprésentée en élévation de face (fig. 5, pl. 34), et en coupe verticale sui-vant l’axe des roues (fig. 6), tous ces défauts et inconvénients disparaissentpar la verticalité absolue des aubes dans tous les instants de la rotation,laquelle est due au mouvement différentiel, et peut être modifiée dans plu-sieurs cas où il est très-avantageux d’incliner les aubes par rapport à lasurface du courant.
Sur l’axe A de la roue à pales et en dedans du bâtiment est montée une
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v.