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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
roue droite B engrenant avec un pignon C, ajusté à frottement doux surun axe auxiliaire E, portant aussi les roues D fixées à demeure, l’une endedans du bâtiment et l’autre en dehors. Ces dernières roues donnent lemouvement à deux pignons F rendus solidaires avec les roues folles G,l’un au moyen de boulons traversant les bras de ces roues , et l’autre parune douille ou canon aux extrémités duquel la roue G et le pignon F sontfixés. Le mouvement est transmis par ces divers engrenages aux pignonségaux H ajustés fixes sur les axes en fer K, portant les pales à faire mou-voir, ainsi que nous allons l’examiner.
La grande roue d’engrenage G, libre sur l’axe A, tournant dans le mêmesens que lui et avec une vitesse légèrement supérieure, ne produit surl’axe qu’un frottement insensible et par conséquent peu d’usure. Les pi-gnons H, n’effectuant aussi qu’une seule révolution dans un tour de laroue à pales, n’engendrent qu’un léger frottement sur les coussinets mrapportés sur les grands cercles L, et dans lesquels tournent les axes K.
Pour que les aubes I soient constamment verticales dans tous les instantsde la rotation, il est de rigueur que la roue d’engrenage G, qui transmetle mouvement aux pignons H, tourne dans le même sens que la roue àaubes et avec la même vitesse, augmentée de la longueur de la circonfé-rence primitive d’un des pignons H ; car si la roue G tournait seulementavec la même vitesse que l’axe A, elle ne transmettrait à ces pignons aucunmouvement de rotation, par conséquent les aubes conserveraient une posi-tion fixe comme dans les roues à pales ordinaires.
Il est à remarquer, en faveur de ce mécanisme, que les aubes I, en en-trant et en sortant de l’eau, agissent, par l’intermédiaire des pignons H,sur la roue d’engrenage G pour la faire tourner. En effet, la partie infé-rieure des aubes, soit en entrant, soit en sortant de l’eau, est pousséeavec force et produit en sens inverse une pression que les pignons H im-priment à la roue G, pour la faire tourner dans son véritable sens, de tellesorte que la roue G ne doit pas communiquer le mouvement aux aubes,mais, au contraire, empêcher qu’elles ne tournent trop vite. Il en résulteque cette pression des aubes contre l’eau tend réellement à faire tournerla roue à pales, indépendamment de la force du moteur.
Ce système de roues permet de marcher à la voile séparément, et cepoint est très-important pour l’économie ; il suffit de quelques secondesseulement pour mettre toutes les palettes dans une position rigoureuse-ment horizontale, et cependant tout ce travail se fait d’un seul coup sansrien toucher à l’extérieur du bâtiment ni à la roue à aubes. Il suffit pourcela d’arrêter le mouvement delà machine, d’engager un mentonnet entreles dents de la roue D, afin de maintenir l’axe E au repos ; puis de séparerla mâchoire R (fig. 8 et 9), de la portion de cercle denté Y, après avoirretiré la goupille qui le retient, après quoi l’on fait tourner très-douce-ment l’axe moteur A par la machine à vapeur jusqu’à ce que les aubes aientl’inclinaison voulue ; puis on remet les choses dans leur état habituel et