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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

roue droite B engrenant avec un pignon C, ajusté à frottement doux surun axe auxiliaire E, portant aussi les roues D fixées à demeure, lune endedans du bâtiment et lautre en dehors. Ces dernières roues donnent lemouvement à deux pignons F rendus solidaires avec les roues folles G,lun au moyen de boulons traversant les bras de ces roues , et lautre parune douille ou canon aux extrémités duquel la roue G et le pignon F sontfixés. Le mouvement est transmis par ces divers engrenages aux pignonségaux H ajustés fixes sur les axes en fer K, portant les pales à faire mou-voir, ainsi que nous allons lexaminer.

La grande roue dengrenage G, libre sur laxe A, tournant dans le mêmesens que lui et avec une vitesse légèrement supérieure, ne produit surlaxe quun frottement insensible et par conséquent peu dusure. Les pi-gnons H, neffectuant aussi quune seule révolution dans un tour de laroue à pales, nengendrent quun léger frottement sur les coussinets mrapportés sur les grands cercles L, et dans lesquels tournent les axes K.

Pour que les aubes I soient constamment verticales dans tous les instantsde la rotation, il est de rigueur que la roue dengrenage G, qui transmetle mouvement aux pignons H, tourne dans le même sens que la roue àaubes et avec la même vitesse, augmentée de la longueur de la circonfé-rence primitive dun des pignons H ; car si la roue G tournait seulementavec la même vitesse que laxe A, elle ne transmettrait à ces pignons aucunmouvement de rotation, par conséquent les aubes conserveraient une posi-tion fixe comme dans les roues à pales ordinaires.

Il est à remarquer, en faveur de ce mécanisme, que les aubes I, en en-trant et en sortant de leau, agissent, par lintermédiaire des pignons H,sur la roue dengrenage G pour la faire tourner. En effet, la partie infé-rieure des aubes, soit en entrant, soit en sortant de leau, est pousséeavec force et produit en sens inverse une pression que les pignons H im-priment à la roue G, pour la faire tourner dans son véritable sens, de tellesorte que la roue G ne doit pas communiquer le mouvement aux aubes,mais, au contraire, empêcher quelles ne tournent trop vite. Il en résulteque cette pression des aubes contre leau tend réellement à faire tournerla roue à pales, indépendamment de la force du moteur.

Ce système de roues permet de marcher à la voile séparément, et cepoint est très-important pour léconomie ; il suffit de quelques secondesseulement pour mettre toutes les palettes dans une position rigoureuse-ment horizontale, et cependant tout ce travail se fait dun seul coup sansrien toucher à lextérieur du bâtiment ni à la roue à aubes. Il suffit pourcela darrêter le mouvement delà machine, dengager un mentonnet entreles dents de la roue D, afin de maintenir laxe E au repos ; puis de séparerla mâchoire R (fig. 8 et 9), de la portion de cercle denté Y, après avoirretiré la goupille qui le retient, après quoi lon fait tourner très-douce-ment laxe moteur A par la machine à vapeur jusquà ce que les aubes aientlinclinaison voulue ; puis on remet les choses dans leur état habituel et