PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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qui s’est organisé si rapidement pour cette fabrication spéciale qu’il a ajou-tée à celle des appareils à sucre, et d’autres machines, ne le cède en rien,on peut le dire, aux plus beaux ateliers anglais ; ainsi, il livre actuellementtrois à quatre locomotives complètes par mois, et, sous peu, il sera à mêmed’en fournir deux par semaine.
Le nouvel établissement de MM. Gouin et C e , à Paris , et les ateliers duCreuzot, d’Arras , de Mulhouse , de Rouen , etc., sont également meublésde ces sortes de tours spéciaux dont on a reconnu les avantages.
Plusieurs mécaniciens habiles, comme M. Calla, M. Decoster, M. Mes-mer, se sont occupés de ce genre de machines et y ont apporté des dispo-sitions particulières, des améliorations utiles, qui en font aujourd’hui desoutils très-précieux, pour les usages auxquels on les destine.
Nous devons à M. Mesmer, ingénieur-directeur de l’usine de Gralfensta-den,à Strasbourg , la communication des dessins complets d’un de ses der-niers tours à chariot perfectionnés , et que nous avons représenté avecquelques détails sur la pl. 35.
Ce système de tour se distingue des tours ordinaires, non-seulement parl’application des deux chariots placés sur le même banc pour tourner à lafois les deux roues montées sur leur essieu, mais encore par les deux pla-teaux à engrenage et par les mouvements imprimés à ces plateaux, afin decommander cet essieu par les deux bouts en même temps, pour être cer-tain que les deux roues marchent à la même vitesse, sans produire de tor-sion à leur arbre, condition importante qui paraît n’avoir été bien compriseque dans les machines construites depuis peu d’années, et qui, par celamême, sont encore peu connues. En présence du grand nombre d’établis-sements qui se sont montés et qui se montent en ce moment pour l’exécu-tion des divers appareils qui constituent, le matériel des chemins de fer,nous avons pensé qu’on ne verrait pas sans quelque intérêt une telle ma-chine dans notre recueil.
Le dessin fig. 1 est un plan général vu en dessus du tour à double cha-riot , tout monté pour tourner deux roues de wagons assujéties sur leuressieu.
La fig. 2 est une section verticale faite par l’axe des deux poupées dutour, en supposant l’une des roues coupée, et l’autre vue extérieurement.Dans cette figure, le banc est supposé coupé par un plan vertical 1-2.
La fig. 3 est une vue par le bout en élévation, de la tête du tour, du côtéde la poupée fixe. J
La fig. 4 est une autre vue par bout de la poupée mobile, avec une sec-tion transversale du banc sur lequel elle repose.
Banc du tour. — Comme on a reconnu que dans les machines-outils,en général, il ne fallait pas seulement chercher à apporter de la précision,de l’exactitude dans l’ajustement des pièces, mais encore leur donner de laforce, de la solidité, l’appareil que nous allons décrire se trouve parfaite-ment dans ces conditions.