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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Autour dune première barre centrale et ronde, qui a été préalablement biencorroyée , on arrange une suite de barres cintrées, concentriques à la première,dont les joints se trouvent justement dans la direction même des rayons ; on endispose une autre rangée, qui est également composée de bandes semblables etconcentriques ; on continue de cette sorte à superposer, tout autour de la pièce,autant de couches ou barres analogues, jusquà ce quon soit arrivé à la grosseurvoulue, puis on porte cette masse ainsi préparée sur une enclume et sous un marteaude forme creuse ou demi-cylindrique, afin dembrasser une plus grande surface etlui conserver, à mesure que le corroyage seffectue, la forme ronde quon veut luidonner.

On peut être certain par cette méthode que la pièce est parfaitement homogène,également résistante dans toutes ses parties, quelle que soit la position quelleoccupe dans le mouvement de rotation qui lui est imprimé ; et on comprend alorsque, pour la même grosseur ou le même diamètre, et par conséquent la mêmequantité de métal, larbre ainsi confectionné sera sensiblement plus fort, résisterabeaucoup plus à des efforts de torsion ou de charge que larbre exécuté, commenous lavons dit plus haut. Ainsi, pour une puissance donnée, on peut réduire parce moyen les dimensions de la pièce qui doit transmettre cette puissance. La sec-tion des bandes ou des barres de fer, employées dans cette circonstance, est de laforme de segment de cercle que lon obtient, au reste, très-aisément en les faisantpasser entre des cylindres de laminoirs disposés à cet effet. Les cannelures de cescylindres sont variables, suivant les diamètres des arbres à faire, suivant la dimen-sions des barres ou des segments que lon veut employer.

Cette méthode de forgeage est non-seulement applicable aux arbres pleins, ouautres pièces analogues, mais encore aux arbres creux quelle permet de faire avecla plus grande facilité et avec la solidité désirable.

MM. Petin etGaudet,qui emploient pour leur travail de forge plusieurs mar-teaux-pilons à vapeur (1), ont eu lidée de disposer lenclume sur une sorte de plate-forme tournante, que lon peut, à laide de la denture ménagée à sa circonférence,et de pignons dentés, faire mouvoir, pour la changer de direction par rapport à labase du marteau. Cette disposition leur a été suggérée par la difficulté que lonéprouve dans la pratique, à manœuvrer de fortes pièces , qui doivent être successi-vement étirées ou allongées, et planées ou parées.

MM. Petin et Gaudet sont des maîtres de forge très-intelligents et fort actifs, quirendent aujourdhui dimmenses services aux constructeurs et aux compagnies dechemins de fer, en général, en leur livrant, à très-bon marché et parfaitement bienconditionnées, les pièces de fer les plus difficiles et de toutes dimensions.

(1) Nous avons publié les marteaux-pilons à vapeur, dans le iv® vol. de ce Recueil.