Band 
Tome cinquième.
Seite
409
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

409

le tout recouvert dune couche de caoutchouc ; on se sert de cette surfacepleine comme on le ferait du carton. Le lisage et le piquage du dessin sefont simultanément au moyen de la machine à lire à touches. Une fois lue,la toile est posée sur un mécanisme spécial qui établit la communicationavec les aiguilles. »

DESCRIPTION DU LISEUR ET PERCEUR MÉCANIQUE

DE M. TRANCHAT, REPRÉSENTÉ SUR LES FIG. 7 A 12 , PL. 36.

Plusieurs personnes ont dit que cest à un professeur de Lyon , M. Ma-rin (1), quest due la première petite machine « touches pour lire et percerles cartons, spécialement propre à de petits dessins peu compliqués.Dautres prétendent quil en existe depuis fort longtemps en Allemagne .A lexposition de 1844, nous remarquâmes particulièrement celle deM. Tranchât, qui, sous le rapport de la construction et de la dispositiongénérale, nous parut préférable à toute autre destinée au même objet.

Cette machine est représentée en plan vu en dessus sur la fig. 7, pl. 36,en élévation coupée suivant la ligne 3-4, sur la fig. 8, et en vue de facesur la fig. 9. Elle consiste en :

1° Un système de touches sur lesquelles louvrier pose les doigts pouragir sur un certain nombre de platines ;

2° Une série de poinçons mobiles propres à percer une rangée de trousà la fois et fonctionnant par une pédale;

3° Un chariot pour faire avancer le carton à percer;

4° Un tableau portant le dessin à lire.

Des touches. Les touches ne sont autres que des équerres en fer A,coudées à angle droit, et dont une extrémité, celle de la branche horizon-tale, est aplatie et bien adoucie pour recevoir chacun des doigts que londoit y appuyer exactement et comme sur les touches dun piano ; ellessont au nombre de 12, correspondant au plus grand nombre de trous quelon veut percer sur la largeur des feuilles de carton ; leur oscillation alieu autour dun axe fixe a, soutenu par deux petits supports à boules b.A lextrémité inférieure de la branche verticale de ces équerres sont atta-chés , dune part, des tiges en fils de fer B ; et de lautre, des ressorts àboudin C, qui ont leur point dappui contre un talon rapporté au-dessousde la table fixe D, devant laquelle se place louvrier ou plutôt louvrière,qui doit faire fonctionner lappareil. Cette table se trouve à la hauteurvoulue pour quune personne puisse travailler étant assise ; elle est sup-portée par deux consoles coudées en fonte E, qui viennent se boulonnerpar leur partie inférieure au bâtis F, que lauteur a également fait en

(1 ) M. Marin scst fait breveter le 9 août 1842, pour son système de lisage sans corde, propre à lireles dessins destinés à la fabrication des étoffes façonnées. Il en a envoyé un petit modèle au Conser­ vatoire .