PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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le tout recouvert d’une couche de caoutchouc ; on se sert de cette surfacepleine comme on le ferait du carton. Le lisage et le piquage du dessin sefont simultanément au moyen de la machine à lire à touches. Une fois lue,la toile est posée sur un mécanisme spécial qui établit la communicationavec les aiguilles. »
DESCRIPTION DU LISEUR ET PERCEUR MÉCANIQUE
DE M. TRANCHAT, REPRÉSENTÉ SUR LES FIG. 7 A 12 , PL. 36.
Plusieurs personnes ont dit que c’est à un professeur de Lyon , M. Ma-rin (1), qu’est due la première petite machine « touches pour lire et percerles cartons, spécialement propre à de petits dessins peu compliqués.D’autres prétendent qu’il en existe depuis fort longtemps en Allemagne .A l’exposition de 1844, nous remarquâmes particulièrement celle deM. Tranchât, qui, sous le rapport de la construction et de la dispositiongénérale, nous parut préférable à toute autre destinée au même objet.
Cette machine est représentée en plan vu en dessus sur la fig. 7, pl. 36,en élévation coupée suivant la ligne 3-4, sur la fig. 8, et en vue de facesur la fig. 9. Elle consiste en :
1° Un système de touches sur lesquelles l’ouvrier pose les doigts pouragir sur un certain nombre de platines ;
2° Une série de poinçons mobiles propres à percer une rangée de trousà la fois et fonctionnant par une pédale;
3° Un chariot pour faire avancer le carton à percer;
4° Un tableau portant le dessin à lire.
Des touches. — Les touches ne sont autres que des équerres en fer A,coudées à angle droit, et dont une extrémité, celle de la branche horizon-tale, est aplatie et bien adoucie pour recevoir chacun des doigts que l’ondoit y appuyer exactement et comme sur les touches d’un piano ; ellessont au nombre de 12, correspondant au plus grand nombre de trous quel’on veut percer sur la largeur des feuilles de carton ; leur oscillation alieu autour d’un axe fixe a, soutenu par deux petits supports à boules b.A l’extrémité inférieure de la branche verticale de ces équerres sont atta-chés , d’une part, des tiges en fils de fer B ; et de l’autre, des ressorts àboudin C, qui ont leur point d’appui contre un talon rapporté au-dessousde la table fixe D, devant laquelle se place l’ouvrier ou plutôt l’ouvrière,qui doit faire fonctionner l’appareil. Cette table se trouve à la hauteurvoulue pour qu’une personne puisse travailler étant assise ; elle est sup-portée par deux consoles coudées en fonte E, qui viennent se boulonnerpar leur partie inférieure au bâtis F, que l’auteur a également fait en
(1 ) M. Marin s’cst fait breveter le 9 août 1842, pour son système de lisage sans corde, propre à lireles dessins destinés à la fabrication des étoffes façonnées. Il en a envoyé un petit modèle au Conser vatoire .