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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
fonte. Les ressorts à boudin ont pour objet de tendre constamment à rap-peler les équerres et par suite les tiges B, lorsqu’elles ont été dérangéespar la pression des doigts sur les touches.
Les tiges horizontales B, placées dans un même plan horizontal, se res-serrent vers l’autre extrémité qui les relie aux platines verticales en acier G(fig. 10 et 11), qu’elles font glisser dans une espèce de boîte métallique H,où elles sont tenues et guidées de manière à ne pouvoir sortir de la lignelongitudinale ou du plan dans lequel elles se trouvent.
Des poinçons. Ces platines ont pour objet de venir couvrir la tête despoinçons d’acier c qui sont ajustés avec soin au fond de cette boîte, qu’ilstraversent et qu’ils dépassent en dessous. La partie inférieure de ces poin-çons est également ajustée dans la matrice horizontale I qui est percée d’unégal nombre de trous, et qui est fendue vers le milieu de son épaisseurpour donner passage à la feuille de carton J que l’on y introduit par salargeur. Il est facile de voir que lorsqu’on fait descendre les poinçons, ilssont nécessairement forcés de traverser cette feuille. Or, pour produirele dessin dont le modèle reste devant les yeux de l'ouvrier, il ne doit pastoujours piquer sur chaque ligne la même quantité de trous qu’il y a depoinçons; il faut, pour cela, qu’il y ait un certain nombre de poinçonsqui soient arrêtés dans leur action, et d’autres, au contraire, qui soientforcés de percer. Les platines G sont justement destinées à remplir cettecondition, comme il est facile de s’en rendre compte.
Lorsqu’on appuie le doigt sur une des touches A, on pousse nécessaire-ment la platine qui lui correspond au fond de la boîte H ; par conséquent,le poinçon qui se trouve immédiatement au-dessous de cette platine nepeut plus se soulever; il en est de même des autres; mais les équerresqui ne sont pas touchées n’agissant pas sur leurs platines, celles-ci ne fonc-tionnent pas, et alors les poinçons qui y correspondent peuvent monterdans la boîte sans aucun obstacle ; de sorte que si l’on fait descendre laboîte, et par suite les platines qui y sont logées, tous les poinçons dont lesplatines auront été repoussées par les touches seront forcés de descendreavec elles et avec la boîte, et par conséquent traverseront l’épaisseur ducarton qui est pincé dans la matrice inférieure I; tandis que les poinçonsdont les platines n’auront pas bougé, étant entièrement libres, ne peu-vent être capables par leur simple poids de piquer le carton , qui alorsn’est pas percé dans ces parties. On voit donc que, par cette combinaisonfort ingénieuse, on détermine, au moyen des touches A, le nombre et laplace des trous qui doivent être percés, à chaque coup, sur une mêmeligne transversale de la feuille de carton.
Pour faire descendre la boîte porte-poinçons H, l’auteur l’a reliée à uneforte traverse horizontale en fer, dont les extrémités, arrondies en formede douille, sont alésées et ajustées sur des petites colonnes verticales d quilui servent de guides. A cette traverse sont fixées, à charnière, les tringlesverticales K, qui descendent jusque vers le bas de la machine pour s’assem-