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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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de la fumée, mais encore diminuer la consommation du combustible. Il leur suffi-rait, chaque fois quils mettent du charbon sur la grille, de tenir la porte du four-neau ouverte dune certaine quantité pour donner entrée à lair extérieur. Cetteobservation paraît en contradiction avec les habitudes généralement suivies de fer-mer les portes du fourneau dès quon a jeté le charbon sur la grille; on a prétenduque pendant le temps quon laisse les portes ouvertes, la chaudière se refroidit etquon ne produit pas de vapeur. Sans doute, si on tenait les portes complètementouvertes, il entrerait une trop grande masse dair froid à la fois, et on devraitcraindre un refroidissement; mais en ne les ouvrant que de quelques centimètres,de manière h ce que la quantité soit en rapport avec la masse de gaz qui se dégage,à la fin, de toute la surface du foyer, on arrrive à brûler ce gaz , et par conséquentà consommer la plus grande partie de la fumée sans refroidir la chaudière. Il suf-fit, nous le répétons, que les hommes soient assez intelligents, et dune attentionsoutenue, pour faire ces remarques et y avoir constamment égard.

Il y a une douzaine dannées, M. Lefroy a proposé de régler lalimentation desfourneaux, en général, par des entrées dair convenablement entendues, et a publiéà ce sujet un mémoire fort remarquable.

PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS AUX MÉTIERS MULL-JENNY,

PAU MM. STEINBEBG ET SCRIBE.

Linvention des métiers à filer, dits self-actings, a, sans contredit, apporté ungrand avantage à lindustrie cotonnière sous le rapport de léconomie de main-dœu-vre , mais malheureusement le prix de ces métiers est très-élevé et leur grandecomplication rend les accidents plus fréquents, et par suite les réparations pluscoûteuses ; en outre , ladoption de ces métiers, par un établissement déjà monté,fait rejeter les métiers Mull-Jenny, ce qui entraîne la perte presque totale de cesmachines.

Les perfectionnements apportés par MM. Steinberg et Scribe ont pour mérite dese servir des métiers Mull-Jenny existants , de réunir ces métiers (qui sont ordi-nairement de 312 à 324 broches) de manière à les porter jusquà 600 broches chaque,et par lapplication du rentreur, du mouvement à friction, dun deuxième basculeuret dune règle à bobines, den former des métiers self-actings simplifiés qui nexi-gent dautres dépenses que les quatre mécanismes susnommés.

Outre lavantage de coûter moins cher, il présentent celui de pouvoir être portésà 600 broches et plus (les mull-jennys ne dépassent pas 500 broches) sans exigerun plus grand nombre de rattacheurs ; ils produisent donc 1/6 de plus en travailavec la même main-dœuvre.

Les avantages quils présentent sur les métiers Mull-Jenny ordinaires sont bienplus considérables encore.

Les plus importants sont :

1° Économie notable dans la main-dœuvre ; deux métiers de 600 broches pou-vant être soignés par un simple rattaclieur, tandis que deux métiers ordinaires,qui nont souvent que 212 broches et ne dépassent pas généralement 324 , exigentun ouvrier fileur dont la journée vaut quatre fois celle dun rattaclieur ; de sortequavec un ouvrier dont la journée ne vaut que le quart de celle dun fileur, onproduit plus que le double douvrage et dune qualité supérieure ;