PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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de la fumée, mais encore diminuer la consommation du combustible. Il leur suffi-rait, chaque fois qu’ils mettent du charbon sur la grille, de tenir la porte du four-neau ouverte d’une certaine quantité pour donner entrée à l’air extérieur. Cetteobservation paraît en contradiction avec les habitudes généralement suivies de fer-mer les portes du fourneau dès qu’on a jeté le charbon sur la grille; on a prétenduque pendant le temps qu’on laisse les portes ouvertes, la chaudière se refroidit etqu’on ne produit pas de vapeur. Sans doute, si on tenait les portes complètementouvertes, il entrerait une trop grande masse d’air froid à la fois, et on devraitcraindre un refroidissement; mais en ne les ouvrant que de quelques centimètres,de manière h ce que la quantité soit en rapport avec la masse de gaz qui se dégage,à la fin, de toute la surface du foyer, on arrrive à brûler ce gaz , et par conséquentà consommer la plus grande partie de la fumée sans refroidir la chaudière. Il suf-fit, nous le répétons, que les hommes soient assez intelligents, et d’une attentionsoutenue, pour faire ces remarques et y avoir constamment égard.
Il y a une douzaine d’années, M. Lefroy a proposé de régler l’alimentation desfourneaux, en général, par des entrées d’air convenablement entendues, et a publiéà ce sujet un mémoire fort remarquable.
PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS AUX MÉTIERS MULL-JENNY,
PAU MM. STEINBEBG ET SCRIBE.
L’invention des métiers à filer, dits self-actings, a, sans contredit, apporté ungrand avantage à l’industrie cotonnière sous le rapport de l’économie de main-d’œu-vre , mais malheureusement le prix de ces métiers est très-élevé et leur grandecomplication rend les accidents plus fréquents, et par suite les réparations pluscoûteuses ; en outre , l’adoption de ces métiers, par un établissement déjà monté,fait rejeter les métiers Mull-Jenny, ce qui entraîne la perte presque totale de cesmachines.
Les perfectionnements apportés par MM. Steinberg et Scribe ont pour mérite dese servir des métiers Mull-Jenny existants , de réunir ces métiers (qui sont ordi-nairement de 312 à 324 broches) de manière à les porter jusqu’à 600 broches chaque,et par l’application du rentreur, du mouvement à friction, d’un deuxième basculeuret d’une règle à bobines, d’en former des métiers self-actings simplifiés qui n’exi-gent d’autres dépenses que les quatre mécanismes susnommés.
Outre l’avantage de coûter moins cher, il présentent celui de pouvoir être portésà 600 broches et plus (les mull-jennys ne dépassent pas 500 broches) sans exigerun plus grand nombre de rattacheurs ; ils produisent donc 1/6 de plus en travailavec la même main-d’œuvre.
Les avantages qu’ils présentent sur les métiers Mull-Jenny ordinaires sont bienplus considérables encore.
Les plus importants sont :
1° Économie notable dans la main-d’œuvre ; deux métiers de 600 broches pou-vant être soignés par un simple rattaclieur, tandis que deux métiers ordinaires,qui n’ont souvent que 212 broches et ne dépassent pas généralement 324 , exigentun ouvrier fileur dont la journée vaut quatre fois celle d’un rattaclieur ; de sortequ’avec un ouvrier dont la journée ne vaut que le quart de celle d’un fileur, onproduit plus que le double d’ouvrage et d’une qualité supérieure ;