PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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les mêmes outils, et avec autant d’exactitude et de célérité que pour pro-duire les arasements. Il en est de même des rainures ou mortaises droitesqu’il est nécessaire de pratiquer sur les mêmes barrettes, pour recevoirleurs guides qui, dans le métier, les dirigent d’une vis à l’autre. Ces opé-rations se font comme sur un tour à chariot; et comme on travaille 150à 200 pièces à la fois, on comprend que l’on peut alors arriver à en produireune bien grande quantité dans une journée.
La fig. 6 e de la pl. 37 est une vue en élévation de la machine.
Et la fig. 7 e est une projection latérale dans le sens de sa longueur.
Cette machine est d’une disposition extrêmement simple, et facile à ma-nœuvrer. Elle se compose de deux disques ou plateaux de fonte A dont lediamètre correspond au nombre de pièces ou barrettes que l’on veut assu-jétir à la fois sur leur circonférence. Montés sur le même arbre B, ils n’ysont fixés que par des vis, de sorte qu’on peut à volonté les écarter ou lesrapprocher, suivant la longueur même de ces pièces. Ainsi, on peut y pla-cer les barrettes les plus courtes, comme les barrettes les plus longues; ilsuffit de donner à l’arbre et au banc de fonte C, qui porte les supports àchariot, la dimension convenable.
Les disques sont tournés avec soin sur leur bord extérieur, et sont exac-tement de même diamètre. Pour y assujétir les pièces à travailler, destrous (fig. 8) y sont pratiqués à égale distance sur toute la circonférence,afin de recevoir autant de boulons a (fig. 6, 9 et 10), dont la tête est à l’inté-rieur et l’écrou se trouve extérieurement; sous chacun des écrous sont desrondelles quarrées b destinées à presser sur les barrettes, de sorte qu’ilsuffit, lorsqu’on veut placer celles-ci, de tourner ces écrous d’un demi-filet,tout au plus, ce qui est fait en un instant, et de même pour les démonter,on n’a qu’à desserrer ces écrous d’une très-petite quantité. On conçoitdonc déjà que le montage et le démontage des pièces sur les disques sontdes opérations bien faciles et bien promptes, puisqu’on ne déplace jamaisles boulons ni les écrous, et qu’elles se réduisent à serrer ou à desserrerceux-ci d’un quart à un demi-tour.
Pour opérer sur des barrettes de métiers à vis, telles que celles D, re-présentées sur le dessin (fig. 10, 11 et 12), on a à faire non-seulement lesarasements, mais encore les entailles droites et inclinées nécessaires, soitpour qu’elles soient guidées dans leur marche rectiligne sur le métier, soitpour qu’elles engrènent avec les vis de rappel qui les conduisent. (Voy. lemétier publié pl. 22 du tome 3.)
Pour effectuer les arasements et les rainures droites, il suffit de placerles barrettes à plat sur la circonférence des plateaux, comme on le voit surles fig. 6, 7 et 10. Ces barrettes désaffleurent toutes l’extérieur de ces dis-ques; des saillies / (fig. 8 et 14) sont ménagées sur la circonférence deceux-ci pour déterminer l’écartement des barrettes qui sont ainsi toutes àégale distance, et laissent entre elles le jeu nécessaire pour le passage dèsboulons qui doivent les retenir en place, à l’aide des rondelles b et des