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écrous. En imprimant un mouvement de rotation à l’arbre moteur B,comme à celui d'un plateau de tour, et en présentant, en même temps, lesoutils de deux supports à chariot E qui se trouvent en regard des disques,comme l’indique la fig. 7, ces deux outils s’avancent vers le centre desdisques à mesure que ces derniers tournent, de sorte qu’après un très-petitnombre de révolutions, l’arasement est produit sur toutes les barrettesqui y sont montées. Aussitôt cette première opération terminée, on dérangeles outils de place, afin de les diriger en face des rainures droites c (fig. 10et 11) que l’on doit faire, mais on ne touche pas aux barrettes, les disquescontinuent à tourner, et on fait avancer successivement les deux outils versleur centre ; il suffit également que les plateaux fassent quelques révolu-tions pour effectuer cette seconde opération sur toutes les barrettes à la fois.
Pour pratiquer les entailles obliques d (fig. 11 et 12) qui doivent existeraux deux extrémités de chaque barrette, il faut incliner celle-ci légèrement,par rapport à la surface extérieure des disques. A cet effet, on desserre lesécrous des boulons a d’une certaine quantité, afin que toutes les barrettessoient libres, puis on interpose entre chacune d’elles et le bord des disquesdes petites cales e (fig. 13), correspondantes à l’inclinaison même des en-tailles à faire. Dès que ces cales sont mises, on resserre les écrous, ettoutes les barrettes étant assujéties de nouveau, on conçoit sans peinequ’en présentant les mêmes outils contre elles et en faisant tourner lesdisques, après quelques révolutions, cette nouvelle opération sera égale-ment effectuée, avec la même célérité que pour les premières, et avec lamême exactitude.
Il pourrait sembler, au premier abord, que la confection des cales qu’ilfaut ainsi placer sous chaque barrette exige beaucoup de soin, de peine etde temps; mais par le procédé que M. Decoster emploie pour les établir,on va voir qu’il n’en est rien. En effet, que l’on prenne, par exemple, unebande de cuivre laminée par avance à l’épaisseur voulue, puis que l’on fassepasser cette bande dans une espèce de filière de banc à tirer, et à laquelleest adapté un couteau qui, placé dans une direction légèrement oblique,peut s’approcher à volonté de la bande de métal au moyen d’une vis depression, il est évident qu’à chaque passe il enlève à cette bande une partiede métal, de telle sorte qu’après un certain nombre de passages à la filière,la bande présente, dans toute sa longueur, la forme d’un coin ou d’un cou-teau, c’est-à-dire que sa section est un triangle au lieu d’être un rectangle.Il suffit alors de couper de telles bandes en petites longueurs, pour en ob-tenir les cales qui se placent sous les barrettes.
Le même banc à tirer sert aussi à la première préparation que l’auteurfait subir à celles-ci. On comprend que pour obtenir de telles pièces par-faitement identiques sur tous points, il est nécessaire qu’elles soient toutesprises dans des tiges de fer de calibre ; or, les barres telles qu’on les obtientdes forges sont loin d’être bien égales d’épaisseur; M. Decoster a voulules calibrer à l’avance, et pour cela il a imaginé une filière bien simple et