MACHINE
MARCHANT
PAR LA VAPEUR D’EAU El PAR LA VAPEUR D'ÉTHER SULFURIQUE,
Il y a déjà plus d’un an que nous nous proposions de donner cette ma-chine dans notre recueil ; nous avons cru devoir en retarder la publication,aün de pouvoir faire connaître les résultats pratiques que l’on est en droitd’en espérer dans l’industrie, et principalement dans la marine. Plusieursingénieurs et savants ont été appelés à assister à des expériences suivieschez M. Philippe, mécanicien à Paris , et dirigées avec une grande habi-leté et beaucoup de soin, par un officier de la marine, sur le rapport du-quel une commande d’un appareil plus puissant a été faite à M. Beslay,constructeur de Paris . Tout en décrivant aujourd’hui la machine telle quenous l’avons vue fonctionner, nous comptons y revenir plus tard, pour lesmodifications qui auront pu y être apportées, et les résultats auxquels onsera parvenu avec le nouvel appareil.
Le système de M. du Trembley consiste en deux cylindres accouplés,dont l’un marche, comme à l’ordinaire, par la vapeur d’eau, à haute ou àmoyenne pression, et l’autre par la vapeur d’éther sulfurique ; seulement,cette vapeur, pouvant, comme on le sait, se produire à une basse tempéra-ture, au lieu d’être produite parla combustion directe du charbon, estengendrée par la chaleur même de la vapeur d’eau qui se dégage du pre-mier cylindre, lorsqu’elle a opéré son action sur le piston. Malgré la sub-tilité de l’éther, l’auteur est parvenu à le contenir, de telle sorte qu’il nes’en échappe point ou presque point, soit par les joints des vases qui lerenferment, soit par les garnitures des tiges de piston et de tiroirs.
Plusieurs personnes ont prétendu avec raison que, lorsqu’on emploie lavapeur d’eau dans une machine à haute pression, cette vapeur est encorecapable, après avoir produit son action dans le cylindre de cette machine,