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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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dentretenir un autre moteur, en marchant alors à basse pression avec con-densation. Ainsi, M. Farcot a fait, depuis quelques années, un appareilqui fonctionne de cette manière, et qui a été appelé machine à sous-bassepression; la vapeur y est aussi complètement utilisée que possible. M. Bour-don a également construit un moteur analogue. En présence de ces faits,on est étonné de ne pas voir plus souvent des applications semblables, quisont certainement très-avantageuses, par léconomie quelles permettentdapporter dans la consommation du combustible comparativement à laforce obtenue. Disons toutefois que les machines à deux cylindres deWoolf, sont à peu près dans ces conditions, on peut les faire pourquelles sy trouvent complètement, en opérant déjà la détente de la va-peur dans le petit cylindre avant de la faire passer dans le grand, ou endonnant à celui-ci des dimensions beaucoup plus considérables que cellesquon ne leur a données jusquici par rapport à celles du premier.

On se demande alors pourquoi chercher à employer la vapeur détendueà chauffer de léther, ou dautre fluide facilement vaporisable, au lieu delappliquer directement à agir sur de grandes surfaces de piston, et en lacondensant ensuite : on éviterait les inconvénients qui sont inhérents àlemploi de ces substances, telles que les pertes provenant des fuites, lamauvaise odeur qui en résulte, la difficulté de tenir les joints parfaite-ment étanches, etc.

Quoi quil en soit, lappareil de M. du Trembley nen est pas moinsintéressant par les ingénieuses dispositions que lauteur, aidé de M. Phi-lippe , a su y apporter, soit pour produire une vaporisation comme unecondensation rapide, soit pour éviter toute espèce de fuite, et pour par-venir à employer constamment le même éther, que lon évapore et que loncondense successivement.

Il paraîtrait dailleurs, daprès les premières épreuves qui ont été faitessur la machine que nous avons représentée pl. 38, à laide de lindicateurdépréssion de Watt (1), que le travail, résultant de la vapeur déther, estde beaucoup supérieur au travail initial de la vapeur deau qui sert à saproduction; aussi, lauteur prétend parvenir à obtenir une économie de50 p. 0/0 au moins sur la dépense du combustible ; car il a été constatéquune cylindrée de vapeur deau, à une atmosphère, après avoir produitson travail, donnera une cylindrée égale de vapeur déther à une pressionsupérieure.

DESCRIPTION DE LA MACHINE,

REPRÉSENTÉE FIGURES 1 ET 2, PLANCHE 38.

A linspection de ces figures, il est aisé de reconnaître que cette machinea été disposée pour être montée dans un bateau ; établie comme appareildessai sur une puissance nominale de trois chevaux, cette machine est,

(O Cet indicateur perfectionné , ainsi que celui de M. Morin, ont été décrits dans le tome m* dece recueil.