PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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d’entretenir un autre moteur, en marchant alors à basse pression avec con-densation. Ainsi, M. Farcot a fait, depuis quelques années, un appareilqui fonctionne de cette manière, et qui a été appelé machine à sous-bassepression; la vapeur y est aussi complètement utilisée que possible. M. Bour-don a également construit un moteur analogue. En présence de ces faits,on est étonné de ne pas voir plus souvent des applications semblables, quisont certainement très-avantageuses, par l’économie qu’elles permettentd’apporter dans la consommation du combustible comparativement à laforce obtenue. Disons toutefois que les machines à deux cylindres deWoolf, sont à peu près dans ces conditions, on peut les faire pourqu’elles s’y trouvent complètement, en opérant déjà la détente de la va-peur dans le petit cylindre avant de la faire passer dans le grand, ou endonnant à celui-ci des dimensions beaucoup plus considérables que cellesqu’on ne leur a données jusqu’ici par rapport à celles du premier.
On se demande alors pourquoi chercher à employer la vapeur détendueà chauffer de l’éther, ou d’autre fluide facilement vaporisable, au lieu del’appliquer directement à agir sur de grandes surfaces de piston, et en lacondensant ensuite : on éviterait les inconvénients qui sont inhérents àl’emploi de ces substances, telles que les pertes provenant des fuites, lamauvaise odeur qui en résulte, la difficulté de tenir les joints parfaite-ment étanches, etc.
Quoi qu’il en soit, l’appareil de M. du Trembley n’en est pas moinsintéressant par les ingénieuses dispositions que l’auteur, aidé de M. Phi-lippe , a su y apporter, soit pour produire une vaporisation comme unecondensation rapide, soit pour éviter toute espèce de fuite, et pour par-venir à employer constamment le même éther, que l’on évapore et que l’oncondense successivement.
Il paraîtrait d’ailleurs, d’après les premières épreuves qui ont été faitessur la machine que nous avons représentée pl. 38, à l’aide de l’indicateurdépréssion de Watt (1), que le travail, résultant de la vapeur d’éther, estde beaucoup supérieur au travail initial de la vapeur d’eau qui sert à saproduction; aussi, l’auteur prétend parvenir à obtenir une économie de50 p. 0/0 au moins sur la dépense du combustible ; car il a été constatéqu’une cylindrée de vapeur d’eau, à une atmosphère, après avoir produitson travail, donnera une cylindrée égale de vapeur d’éther à une pressionsupérieure.
DESCRIPTION DE LA MACHINE,
REPRÉSENTÉE FIGURES 1 ET 2, PLANCHE 38.
A l’inspection de ces figures, il est aisé de reconnaître que cette machinea été disposée pour être montée dans un bateau ; établie comme appareild’essai sur une puissance nominale de trois chevaux, cette machine est,
(O Cet indicateur perfectionné , ainsi que celui de M. Morin, ont été décrits dans le tome m* dece recueil.