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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
comme dans la plupart des navires à vapeur, construite de telle sorte quel’action des pistons soit transmise à la fois au même arbre, en supposantque l’un soit au milieu de sa course, lorsque l’autre est à l’extrémité, etréciproquement, afin d’éviter les points morts.
Ici les cylindres A et A' sont placés à 45° par rapport à l’horizon , et parconséquent leurs axes sont perpendiculaires l’un à l’autre, ce qui a permisd’attacher les bielles B B', qui s’assemblent aux tiges de leurs pistons, à lamême manivelle, ou au même coude de l’arbre moteur C, qui reçoit toutela puissance. On se rappelle que M. Cavé, et avec lui plusieurs autres con-structeurs, ont adopté depuis longtemps une disposition analogue pourl’application de leurs appareils dans différents navires à vapeur.
Le cylindre à vapeur A ne présente rien de particulier par rapport auxmachines ordinaires connues ; il est muni d’une première boite de distri-bution D, dans laquelle se meut un tiroir attaché à la tige inclinée a quise relie par une courte bielle aux leviers b b', auxquels le tirant d’excen-trique E communique un mouvement alternatif, à l’aide de l’excentriquecurviligne c. Pour la facilité de l’application de cet excentrique, l’auteur acru devoir le monter sur le bout d’un axe intermédiaire, situé au-dessousde l’arbre moteur, et commandé par la paire de roues dentées F F'.
Sur la boîte de distribution D, le constructeur en a rapporté une secondeG, dans laquelle est un deuxième tiroir qui est destiné à produire ladétente, en fermant l’introduction avant que le piston ait parcouru sacourse entière; cette interruption peut même avoir lieu au premier quartou au premier tiers de la course, ou, au plus tard, à la moitié; on peutau reste varier le degré de détente à volonté, au moyen de l’excentriqueà cames H, détaillé fig. 6; cet excentrique est ajusté sur un second axeintermédiaire d , qui est commandé par le précédent, à l’aide d’unpignon e, moitié plus petit que la roue F', avec laquelle il engrène. Danssa rotation, il agit sur le galet adapté à l’extrémité du levier / et par suiteau court levier g, qui est monté sur l’axe transversal i, puis au levier g',qui, par la bielle h, communique la marche alternative à la tige du tiroir,en lui imprimant une course d’autant plus longue, que le galet se trouveen contact avec une plus grande saillie de l’excentrique. Une manette ksert au besoin à manœuvrer ce tiroir à la main.
La vapeur arrive du générateur dans la boîte G par le tuyau coudé I ;elle est supposée alors avoir une pression égale à 4 ou 5 atmosphères ; ellesort du cylindre A, après avoir produit son action sur le piston par letuyau J, à une pression de 1 à 1 1/2 atmosphère, suivant le degré de dé-tente auquel l’appareil fonctionne.
Or, ce tuyau J, au lieu d’avoir sa sortie à l’air libre, comme dans la ma-chine à vapeur à haute pression ordinaire, communique avec un grandcylindre, en cuivre ou en tôle, vertical K, pour servir, comme foyer, àvaporiser l’éther sulfurique que l’on renferme dans celui-ci. À cet effet,pour obtenir une grande surface de contact dans un petit volume, M. du