PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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qui diffère peu de celui qu’ils doivent avoir, après l’étirage, une seule passeà travers les deux filières peut largement suffire, de sorte que le travailse fait rapidement, sans aucune difficulté et sans perte de temps. La dis-tance de 25 à 30 centimètres qui existe entre les deux rondelles est suffi-sante pour que la contraction ou le resserrement du cuivre ait lieu sansaccident, sans produire de déchirure ou de rupture, pourvu toutefois quela différence entre les diamètres de leur ouverture centrale soit très-faible.
Comme à chaque révolution des vis de rappel, les écrous et par consé-quent le porte-lunettes, marchent d’un filet, on peut aisément déterminer lenombre de tours qu’elles doivent faire par minute ; supposons, par exemple,que le pas de ces vis soit de 4 centimètres, que le parcours doive être de12 centimètres par 1", il faudra nécessairement que leur vitesse soit de3 tours par seconde, et par conséquent 3x60=180 tours par minute.
Le mouvement de rotation est imprimé à ces vis au moyen de deuxpaires de roues droites, dont une I montée sur la tête de chaque vis , etcommandée par une semblable V placée au-dessous, sur des axes très-courts portés par le premier bâtis B ; un pignon droit J engrène à la foisavec les deux roues V, et son arbre moteur K, est disposé pour pouvoirtourner tantôt dans un sens et tantôt dans l’autre, à l’aide des deux pou-lies L, L', qui reçoivent chacune une courroie différente, et qui sont sé-parées par la poulie-folle L 2 , sur laquelle on fait toujours passer l’une desdeux courroies, pour qu’elle n’agisse pas, pendant que l’autre commande.Cette disposition de double mouvement, pour aller à droite ou à gauche,a l’avantage de permettre de marcher aussi bien en allant d’un côté qu’enrevenant de l’autre : ainsi, lorsque le porte-lunettes est arrivé à l’extrémitéde sa course à droite, et que le tuyau est terminé, au lieu de ramener leporte-lunettes à sa place sans le faire travailler, on retient la tige à embase,qui sert de mandrin, au premier bâtis B, au lieu de le tenir au second, eton fait passer la courroie qui commandait sur la poulie-folle, tandis quecelle qui n’agissait pas est, au contraire, repoussée sur la poulie fixe , quialors fait marcher les vis de rappel dans le sens opposé à celui qu’ellesavaient auparavant. On a donc encore, de cette sorte, à n’éprouver aucuneperte de temps, puisqu’il suffit de transporter la tige-mandrin, et de chan-ger la position des courroies.
Pour que les deux bâtis B soient bien reliés entre eux, les constructeursles ont traversés par une entretoise en fer forgé M, sur laquelle repose leporte-lunettes, dans toute la longueur de sa course, et qui, à cet effet, pourqu’elle ne puisse fléchir, est soutenue par deux chaises de fonte N bou-lonnées sur le sol. Cette machine présente ainsi toute la solidité désirable,tout en réunissant les avantages d’un bon travail continu, régulier, sansl’emploi de mandrins et sans exiger beaucoup plus de place que la longueurmême des tuyaux que l’on a à y étirer.