MACHINE A DRESSER LES MÉTAUX
PAR ON DISQUE PORTE-ODTILS,
TRAVAILLANT A LA FOIS SUR DEUX FACES PARALLÈLES,
Par MOT. HAZELIAE Frères.
(planche 39 ).
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Parmi les diverses machines-outils qui meublent le bel et grand établis-sement de MM. Mazeline, nous avons encore remarqué un appareil qui,n’ayant aucune analogie avec tous ceux que nous avons publiés jusqu’ici,est remarquable par la quantité de travail qu’il permet de faire, en dres-sant à la fois deux faces parallèles.
Cette machine, dont nous avions déjà vu la première idée mise à exécu-tion chez M. Cavé, présente cette particularité, qu’au lieu d’être à un seulburin, comme dans les raboteuses ordinaires, elle se compose, au contraire,de plusieurs burins ou grains d’orge a (fig. 4, 5 et 6), montés à égale dis-tance sur un grand plateau ou disque circulaire de fonte A, qu’elles désaf-fieurent de chaque côté; on imprime un mouvement de rotation continu àce plateau, de sorte que ces outils travaillent en décrivant des arcs decercle ; par conséquent, si on présente à leur action deux surfaces planesque l’on veut dresser en même temps, comme une bride, par exemple, telleque celle B qui est représentée sur les fig. 5 et 7, on comprend qu’ils tra-ceront sur ces surfaces non pas des lignes droites, mais bien des portions decirconférence qui, du reste, sont peu apparentes et ne laissent aucunesaillie, lorsque les burins sont bien affûtés. Quand la machine est conduitepar un ouvrier intelligent, il dispose ces outils de manière que les unsdégrossissent pendant que les autres finissent. Il lui est très-facile de lesrégler au moyen des vis de pression b qui sont taraudées dans le milieu del’épaisseur du grand disque sur les deux faces duquel sont ajustés avecsoin deux cercles méplats en fer c (fig. 8) qui retiennent les burins dansleur place respective avec toute la solidité désirable.
Le disque porte-burins est monté au milieu d’un arbre de couche C, quiest mobile dans les coussinets ajustés sur les deux supports de fonte D, etqui est maintenu entre les pointes de deux vis buttantes d , comme un axede poupée de tour. Une vis de rappel E, rapportée sur l’arbre moteur F,engrène directement avec la denture héliçoïde formée à la circonférenceextérieure du plateau, et lui transmet ainsi un mouvement de rotationcontinu en rapport avec la nature du métal à couper ; or, comme la distancede son centre à la pointe des burins est de 0,460, ce qui correspond à unecirconférence de 2 m ,890, il s’ensuit que pour que leur vitesse ne dépasse